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L’ombre planante de François and the Atlas Mountains

L’ombre planante de François and the Atlas Mountains

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Le dernier album de François and the Atlas Mountain, Piano Ombre, nous rappelle l’évidence de la primauté de la mélodie en musique, et tout particulièrement en musique pop. Si la mélodie prime, cela vaut également pour les textes, dont on peine à distinguer s’ils sont chantés en français ou en anglais. En effet, dans les phrases elles-mêmes, c’est le son de la voix, comme celui d’un doux instrument à vent, qui prime sur les mots. La voix de François ne bute sur aucune syllabe, elle fait glisser son air, en toute légèreté et pourtant avec une véritable assurance et évidence.

Et cette voix ajoute sa mélodie discrète aux orchestrations soyeuses, élaborées comme un écrin pour la recevoir. Quelques cuivres élégants nous appellent pompeusement à la suivre, quelques cordes s'étirent pour nous frayer un passage. Cette voix nous emmène directement vers les nuages. Le véhicule est une mélancolie sans gravité et le but poursuivi est le rêve. Les tambours et les roulements mènent la danse comme dans une galère positive. Les claviers rappellent que même en pleine tragédie on peut jouer.

Sous des aspects désinvoltes, avec des mélodies légères, avec des orchestrations chaudes, avec une voix discrète comme celle d’un ange, François nous amène à être véritablement émus et mis en question. Il révèle tout simplement la magie d’une chanson, celle d’amener par une promenade à approfondir un état de l’âme.

Piano Ombre est un album qui s’écoute en boucle. Le cheminement ne peut prendre fin car l’état de légèreté que nous atteignons au fil des chansons nous fait refuser de pouvoir redescendre plus bas, de retrouver la pesanteur. Piano Ombre est une façon de refuser la matière.

"La fille aux cheveux de soie" en live dans l'émission "Ce soir ou jamais" illustre parfaitement l'élégance de ce garçon qui ose la légèreté et nous invite à échapper à nos poids.


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