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Bretagne : Nantes reste en exil

Bretagne : Nantes reste en exil

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L'usage est de dire que la Révolution a, par sa vision jacobine, achevé l'oeuvre centralisatrice de Louis XIV. Pour ce qui est de la régionalisation, la Bretagne retiendra que François Hollande a perpétué l'oeuvre du Maréchal Pétain. C'est le régime de Vichy qui avait le premier institué la "région d'Angers" qui, absorbant la Loire-Inférieure, mutilait la Bretagne ; la IVème République entérinait cette séparation en 1955.

La Bretagne, province séculière, avait perdu son existence légale avec la départementalisation en 1790 mais les siècles passés laissent des traces et les régions ont continué d'exister dans les coeurs. Plus de cinq siècles après la mort du dernier Duc de Bretagne et le rattachement de ses terres à la couronne de France, l'identité bretonne substiste. Les sondages réalisés à l'occasion de la réforme montrent bien que ce n'est que malgré eux que les Nantais ont été icorporés aux Pays de la Loire. Les récentes manifestations de Bonnets Rouges dans les rues de Nantes prouvent également combien les diktats organisationnels de la République ne parviendront jamais à faire de la cité des Ducs le prolongement de l'Anjou.

Un paradoxe est pourtant au centre de la volonté gouvernementale de ne pas réunir Nantes à sa province : l'offense vient d'un breton, un certain Jean-Yves Le Drian. À croire que l'ancien Président de la région Bretagne aime, comme aurait dit un certain1, tellement sa terre qu'il préfère qu'il y en ait deux. Tiraillé entre son projet de fusion et la volonté de Jean-Yves Le Drian de conserver son fief intact, François Hollande a choisi de faire pencher la balance du côté de son ministre de la Défense. Quoi d'étonnant à cela ? Chaque fois qu'il lui faudra choisir entre la France et le PS, Hollande choisira le PS. Chaque fois qu'il faudra choisir entre Le Drian et Marianne, Hollande choisira Le Drian.

  1. Mauriac : « J’aime tellement l’Allemagne que je préfère qu’il y en ait deux ».

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