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Corse : petite leçon de racisme

Corse : petite leçon de racisme

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Ces derniers temps, à voir la réaction identitaire des Corses vraiment décomplexés, dans la rue plus que dans les urnes d'ailleurs, il y avait de quoi se demander si, finalement, les Corses ne seraient pas les derniers Français, les derniers à le rester et à se défendre. Leur régionalisme muté en nationalisme n’est qu’une déclinaison locale de l’identité française. La langue change, mais tout y est. Le rapport à la terre, la tradition que l’on hérite des ancêtres, l’histoire que l’on assume, l’ancrage judéo-chrétien. Ils ont chanté Dio vi salvi Regina, (en français : Que Dieu vous garde Reine) au conseil exécutif de la Corse. Il y avait vraiment de quoi se sentir corse, de quoi faire tourner casaque à tous les Charlie pour brandir une pancarte : je suis Corse.

 

Le jacobinisme en question

Leur insularité leur a permis en fait de cristalliser leur identité contre la France. La réalité est que ce qui s’oppose à toute identité depuis plus de deux siècles, c’est la République, cette forme idéologique de l’Etat qui utilise le jacobinisme comme arme anti-culturelle. A la lecture de ces élections régionales qui ont vu arriver au pouvoir des nationalistes défendant la culture corse, on peut se demander si le retour de la France elle-même ne passe pas par son morcellement, c’est à dire le régionalisme, c'est-à-dire surtout un retour au territoire. Vouloir accéder au pouvoir national, c’est déjà se soumettre au jacobinisme, arme de l’ennemi de la Patrie… Et utiliser une arme qui nous combat revient souvent à trahir son camp. Le retour à nos régions, au contraire, la sécession de ces régions avec l’Etat, peuvent faire resurgir le corps même de la Patrie, morceaux après morceaux, membres après membres.

Au-delà de ces élections régionales, ce sont les manifestations qui ont eu lieu pour dénoncer l’insécurité de la cité des Jardins de l'Empereur, qui ont attiré l’attention. Rendez-vous compte, certains ont osé scander et taguer des propos… RACISTES. Que la gauche aux ordres et ses stars du PAF se préparent à s’indigner tout de suite, à lancer un SOS à Harlem. Ils vont pouvoir exister à nouveau et marcher, marcher, marcher… Tant qu’il reste des racistes en France, même si ce n’est qu’en Corse, il y a de l’espoir pour les antiracistes. Ce qui a été scandé est sans équivoque : "Arabi fora!" ("Les Arabes dehors!") ou "On est chez nous!"… Nous sommes heureux de voir le racisme anti-français des Corses muter vers l’expression spontanée de leur colère face à la délinquance et à l’immigration massive sans autre ambition que celle de diluer leur identité. Là aussi, nous nous sentons plus proches. Je suis Corse !

 

Le racisme est un humanisme

Certes la presse de gauche s’offusque, mais moins, il me semble, que si ces manifestations avaient eu lieu boulevard de la Chapelle. L'exotisme fourni par la culture locale dissout légèrement le racisme. D'une part parce que cela éloigne culturellement les journalistes. Ces derniers déculpabilisent plus facilement les autochtones, parce qu’élevés dans le folklore et n'ayant pas eu la chance de baigner suffisamment dans la dialectique des lendemains qui chantent. D'autre part, parce que le multiculturalisme se doit d'intégrer l'exotisme des cultures régionales, n'oublions pas que c'est également un moyen de plus de dissoudre l'identité nationale dans le grand Tout. A chaque région de tenter l’expérience… En occitan Araba defora , en Breton, Arabeg avaez… on peut même imaginer traduire ça en hurons-iroquois, en mandarin, et finir par le redire en arabe en espérant que les traductions n’aient pas déformé le propos à l’instar du téléphone de là bas…

Et si le slogan "arabes dehors" s'écrivait en latin ou en grec, nous serions heureux de voir le racisme se mettre au service de nos humanités… Le racisme est un humanisme ? Après tout pourquoi pas. Il parait parfois plus sain de commencer par ressentir de la défiance vis-à-vis de l’étranger, on ne peut que progresser en sentiment à mesure que l’on rencontre la personne, qu’on la connaît. Alors qu’aimer l’étranger à priori, comme on adore un concept peut conduire à mépriser la personne qui incarne cet étranger au profit de la simple bonne conscience que l’idée de l’aimer apporte. Toute rencontre n’est alors que déception. Le raciste, lui, ne risque d’être  déçu qu’en bien, comme disent les Suisses… N’oublions pas que la préférence nationale, elle-même déclinée désormais dans les projets politiques pour la Corse, est quasiment évangélique si on considère qu’elle découle du fait qu’il faut aimer son prochain. Son prochain avant le lointain ? Comment peut-on être crédible dans son amour du lointain quand on est incapable de quoi que ce soit pour son prochain ? C’est alors la preuve que l’on aime surtout aimer, on aime se regarder aimer, on aime l’amour de l’étranger comme si ce n’était qu’un concept, on ne fait que militer. Si le raciste n’est pas un humaniste, c’est tout de même quelqu’un de plus honnête que le multi-culturaliste.

Bien sûr, tous ces discours sur le racisme ne valent que depuis que le camp du bien a décidé que tous ceux qui n’adhéraient pas au multiculturalisme étaient des racistes. C’est en reprenant l’insulte à notre compte que l’on en profite pour retourner la dialectique contre les inverseurs de définitions. Bien sûr, rien ne nous ferait cautionner la haine de l’autre et les théories raciales. Cela tombe bien car nous n’avons pas besoin de ça pour aimer notre pays, refuser le remplacement de peuple et défendre notre civilisation, notre culture.

 


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