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MN prend la marge et revient en septembre


Exerçons tous ensemble notre droit de retrait

Exerçons tous ensemble notre droit de retrait

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Au-delà de guerre civile mondiale dans laquelle nous sommes entrés de plein fouet depuis quelques mois, force est de constater que la réalité de la France Orange mécanique telle que décrite par Laurent Obertone reste d’une actualité acérée. L’insécurité d’un côté et le laxisme d’Etat de l’autre sont une porte ouverte à un harcèlement de plus en plus prégnant des classes populaires (et moyennes) de la part des faiseurs de désordres.

 

Maryvonne, Roubaix, Saint Ouen, et… la Tour Eiffel

Les quelques jours passés semblent nous confirmer un abandon au désordre de la part des pouvoirs publics de territoires jusqu’alors préservés. Mais c’est vrai que l’on s’est habitué à ce que ce gouvernement ne fasse preuve de lâcheté qu’envers les plus redoutables de nos citoyens et montre son zèle d’autorité vis-à-vis d’une masse qu’il convient de faire ralentir à 80 km/h pour qu’elle ressemble davantage à un troupeau docile et bêlant dans le bon sens. Nous avons eu Maryvonne Thamin, 83 ans, dont la maison du 94, rue de Châtillon à Rennes est squattée depuis plusieurs mois avec la caution d’une loi inique et l’approbation des pouvoirs publics. Nous avons également eu cette famille de Roubaix, victime de harcèlement à seulement 200 mètres d'un commissariat, qui s'est vue dans l'obligation de quitter temporairement son domicile. Nous avons par ailleurs régulièrement quelques associations d’habitants de Saint Ouen qui se mobilisent devant les caméras pour dire leur ras-le-bol d’habiter une zone de non-droit où le trafic de drogue régit les rapports humains, où le crime les régule. Et bien ce n’est pas tout ! Il y a eu bien plus symbolique vendredi dernier : la Tour Eiffel, l’un des monuments les plus visités du monde est restée fermée. Et la raison en est : les pickpockets. L’insécurité a désormais du mal à passer inaperçue, à se fondre dans le paysage… les guides touristiques vont déclasser notre pays de Cocagne en vulgaire Chicago d’ici peu.

En effet, le vol à la tire semble être devenu monnaie courante aux pieds et même dans les différents étages de la Tour Eiffel. Face à la recrudescence des pickpockets, menaçant touristes et personnels, une quarantaine de salariés courageux a décidé de reprendre ses billes, d'exercer son droit de retrait vendredi : danger grave et imminent. Mais surtout ras-le-bol ! Ainsi, la Tour Eiffel n'a pas ouvert ses portes au public aux premières heures de la journée … Apparemment, les pickpockets montent en bande de 4 ou 5 personnes. « Parfois, il peut y en avoir une trentaine» sur le monument, selon le témoignage d’une salariée. Au menu de leur quotidien au travail : agressions verbales et menaces. Population concernée (en dehors des touristes) : les salariés d'accueil et les agents de sécurité. Un agent d'accueil témoigne et explique avoir été menacé par un pickpocket qu'il évacuait : «Il m'a dit “pourquoi tu ne nous laisses pas travailler? On t'a déjà vu partir de la Tour. Si ça continue, tu auras des problèmes”». Ca, ce sont des conditions de travail qui donnent envie de sourire aux touristes de tous pays après… Donc droit de retrait, quelques heures seulement pour que la direction prenne quelques mesures et surtout, pour que les faits soient rendus visibles de la presse et du grand public. La même chose était arrivée au Louvre en 2013. Les agents de surveillance, exaspérés devant les bandes de pickpockets, avaient également exercé leur droit de retrait.

 

Droit de retrait pour tous

Cette histoire de droit de retrait, cette décision de cesser de jouer le jeu une fois en situation de danger grave et imminent m’a interpellé. Et si toute la France exerçait son droit de retrait. Plutôt que de chercher à obtenir la destitution du chef de l’Etat pour incompétence, pourquoi ne pas opérer le mouvement inverse : ôter la France, le pays réel, à l’emprise de l’Etat et de ses administrateurs ? On connaît bien la tactique De Gaulle consistant à dire que la France n’est plus en France, c’est ce qu’on pourrait appeler la technique de Noé créant une Arche pour faire vivre l’héritage de la France hors de France. Mais faute de De Gaulle aujourd’hui, peut-être nous faut-il puiser dans le droit du travail quelques idées pour bousculer les choses.

Marre de l’insécurité, marre de la France Orange mécanique ? Droit de retrait général du peuple français. On cesse de jouer le jeu. Oh, non pas une grève générale, une grève est faite pour obtenir des avantages ou des changements. Le retrait, c’est exiger le minimum pour continuer son job. Non pas une agitation de rue, mais juste un repli aristocratique, une posture de dandy généralisée aux masses. Droit de retrait : Vote blanc pour tous, fermeture de tous les musées, de tous les lieux publics, de tous les supermarchés. C’est Vigipirate écarlate de super maxi écarlate réclamé par le peuple, c’est le peuple qui impose à l’Etat le couvre-feu. Le peuple se retire et laisse le François se débrouiller seul avec la racaille qui lui sert d’électeurs. Le peuple en appelle à l’invasion barbare du seul rejeton du monde chrétien encore fier de sa culture : Poutine ! Viens Poutine avec ton armée de Depardieu retisser l’alliance franco-russe en distribuant coups de boule sur coups de boules à tous les pickpockets de la Tour Eiffel, aux squatteurs de Maryvonne, aux racailles de Roubaix, aux dealer de Saint Ouen et à tous les mous de la trique qui les cautionnent dans tous les corps de cet Etat de lâches.


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