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L'antiracisme est old-fashioned

L'antiracisme est old-fashioned

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L’antiracisme devait être l’anticommunisme du XXIème siècle et voilà qu’il a déjà cédé la place. Ça ne marche plus. Né en 1983, trente ans après, l’antiracisme est mort. Et ce n’est pas la chute du mur de Berlin mais le constat de la disparition de nos frontières qui en a sonné le glas. Les tentatives de remise au goût du jour de l’idéologie du camp du bien, la semaine dernière, ont été toutes un échec. Le grand meeting du 27 novembre dernier organisé par le PS contre les extrémismes n’a même pas rempli la plus petite salle de Paris dédiée à ce genre d’événement qu’est la Mutualité. De même, la grande marche antiraciste entre Bastille et République n’a réuni qu’environ 7000 marcheurs. Ces derniers auraient été inspirés d’aller grossir les rangs des spectateurs du film « la marche » (hagiographie de la marche de SOS racisme en 1983) qui s’annonce comme un bide remarquable. Pauvre Djamel, il va devoir laisser tomber les leçons de morale pour retourner aux blagouzes. Bref le cri de Jean-Michel Baylet, grand maître du parti radical de gauche : « Nous sommes tous des Christiane Taubira » semble maintenir le peuple à distance. Faut dire que même si on comprend que Taubira ne souhaite pas ressembler à un singe, on peut aussi comprendre que le peuple ne souhaite pas ressembler à Taubira. Le PS a donc glissé tout seul sur la banane qu’il avait sortie comme tactique de reprise en main du politique.

Le progressisme progresse par nature, c’est même sa raison d’être. Et le politiquement correct eut ses premières heures de gloire avec l’anticommunisme. Cet anticommunisme prit toute son efficacité avec mai 68. Si t’étais anti-communiste, t’étais fasciste. C’était ultrasimple. Pas de demi-mesure. Aucun débat n’était possible sur le communisme. Et cela servait juste à discriminer les gentils des méchants dans toutes les catégories de la vie, et admirablement bien dans le domaine culturel et chez les artistes. Poupoune, si tu veux être peintre, fais-toi d’abord communiste. Puis ce fut au tour du débat sur l’immigration d’être interdit. Pour ce faire, Jean-Philippe (Désir) créa Harlem (Désir) et le bien inopposable de l’antiracisme. Grâce à cette dialectique piégée, l’opposition devint immédiatement coupable. Si tu es contre l’immigration, alors tu es contre l’antiracisme. Et être contre l'anti-antiraciste, c’est simple, c’est être un raciste. CQFD. Là aussi, on pouvait séparer les gentils des méchants, et en 1983, c’était simple, il suffisait de porter une main jaune sur son torse, un pin’s touche pas à mon pote, pour être dans le camp du bien. Le camp du mal magnifiquement incarné par le père Le-Pen, chef des méchants. Mais cela ne marche plus. Si le peuple s’est déniaisé sur le sujet de l’antiracisme, ce n’est malheureusement pas grâce à ceux qui secouent le cocotier depuis des années comme Renaud Camus, Alain Finkielkraut ou Eric Zemmour, ce n’est pas grâce à un effort de la raison, mais surtout à cause de la réalité. La modification de notre civilisation induite par les populations musulmanes présentes sur le territoire est d’ores et déjà visible, le grand remplacement de la population européenne n’est plus de l’ordre de la science-fiction, mais simplement de l’observation. Les Français ne sont plus dupes sur ce sujet. Les Français en ont marre comme disait Villiers en se décrochant la mâchoire. Ils ne marchent plus avec la culpabilisation systématique. L’affaire Leonarda nous a aussi montré que l’on avait changé d’époque. Même les jeunes ne se mobilisent plus. Plus personne ne se laisse piéger par l’émotion et la fausse charité.

Si les socialistes en sont venus à tenter de recycler de vieilles méthodes en matière de politiquement correct, c’est que le politiquement correct d’aujourd’hui a été battu en brèche. En notre temps, le politiquement correct s’appelle halte à l’homophobie, Gender, etc. Avec l’insulte homophobe, ils ont essayé de refaire le coup de l’antiracisme. Et il se trouve qu’au moins trois millions de Français n’ont pas marché dans la combine et ont démonté toute la mécanique progressiste. Toute l’expression qui s’est développée dans et autour de la Manif pour Tous jusqu’à maintenant a permis une fois pour toute de tordre le cou à la dialectique révolutionnaire faiseuse de mythe, la singeant parfois sur la forme et les slogans, pour lui ôter toute force de terrorisme intellectuel. Les réseaux sociaux confortent aujourd’hui, en révélant le nombre d’esprits libres, la volonté d’exister en dehors du camp du bien autoproclamé et celle de penser librement, de faire usage de la raison. Les socialistes sont dès lors dans l’angoisse, pire, la panique. À leur meeting de salon à la Mutualité, ils disent : le racisme c’est avoir un papa et une maman fascistes sur fond de logo de la Manif pour Tous… Ils perdent leur sang-froid en mélangeant les deux sujets et prouvent qu’ils perdent la main. Leur réflexe d’autodéfense les empêche de réfléchir, de comprendre pourquoi Sylviane Agacinski était contre le mariage pour tous, ou pourquoi Michel Onfray révèle l’islamisation dangereuse de nos territoires. Les progressistes vont commencer à régresser puisqu’ils refusent la pensée de leurs propres intellectuels. Ce n’est pas seulement l’antiracisme qui est old-fashioned, c’est aussi tout le jeu de la dialectique progressiste. Pour exister, il va falloir prendre le risque de l’argument de raison, prendre le risque de penser librement, et donc prendre le risque d’être convaincu par les arguments des méchants. Après le progrès, retour à la raison.

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