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La dictature du lieu commun

La dictature du lieu commun

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 En parcourant les pages d'accueil des portails internet, des commentaires de forums politiques, de blogs, de réseaux dits sociaux le lecteur un tant soit peu avisé a de quoi être surpris du nombre de lieux communs déversés à la seconde sur le réseau. Le lieu commun soit mièvre soit conformiste envahit tout. Il domine tout. On dirait parfois que beaucoup parlent comme leur grand-mère tout en se croyant libérés des contraintes morales et spirituelles de nos ancêtres.

Et ce qui est au-dessus de tout ça est une idée pervertie du respect. Selon celle-ci toute opinion est bonne à exprimer sans l'argumenter, sans la justifier, sans apporter de raisonnement solide. Dans la plupart des cas on part du postulat : "Je le pense donc j'ai raison"

Même si c'est une sottise…

Il y a de quoi être stupéfait par les réactions pudibondes, effarouchées dés qu'une actrice montre sans le faire exprès ou pas un bout de sein ou d'autre chose de son anatomie. C'est automatiquement un flot de réactions outrées de jeunes filles qui portent pour la plupart des strings ou de types qui ont accès en deux clics à du porno atroce (les sites qui ont le plus de visites sur le web rappelons le).

Nos ancêtres qui étaient plus proches de la terre, qui voyaient tout autour d'eux les bêtes de trait ou d'attelage s'adonner aux délices de la reproduction ou du batifolage dans les herbes folles ou pas, n'avaient pas un tel questionnement, n'en faisaient pas une telle affaire. Eux que l'on dit pourtant encore maintenant soumis au joug d'un arbitraire religieux réputé insupportable leur interdisant tout plaisir charnel…

Entendons-nous bien, l'auteur de ces lignes n'est en rien partisan d'une pornographie débridée et sans limites mais simplement d'un point de vue raisonnable et nuancé sur le corps en général et l'amour en particulier.

L'effroi et une bonne part de nausée montent également au cerveau en parcourant même rapidement des saillies laconiques et souvent bourrées de fautes pleines de haine, de jalousie, de rancœur bien cachées derrière un pseudonyme envers telle ou telle célébrité, y compris de pacotille. Si encore cela était appuyé par un discours politique articulé, si cela ne se limitait à des éructations virtuelles qui ne sont qu'un défouloir en somme…

Les adeptes les plus radicaux des lieux communs sont les bourgeois pédagogues, ils les enfilent sans complexe les uns à la suite des autres. Il y a des lignes rouges, des sujets politiques sur lesquels ne pas revenir, des interdictions de réflexion quelles qu'elles soient. Il y a ce masochisme mémoriel constant sur l'histoire de France. Il est entendu que les français sont des salauds, des racistes, des dominateurs j'en passe et des pires tout du long. Rien à racheter, rien à sauver. Le matraquage n'en finit pas sur tous les génocides divers et variés dont notre peuple serait coupable.

La défense des lieux communs se judiciarise

De plus en plus, de par l'influence américaine sans doute, la défense des lieux communs se judiciarise. Les membres de telle ou telle communauté, telle ou telle ethnie ou groupement, qui décident qu'ils sont insultés par une déclaration, un livre, un article de presse, un film le portent dorénavant de suite en justice, interdisant toute parole critique progressivement. Tout en se réclamant de la liberté d'expression et des droits de l'homme…

Sur les sites dits "politiquement incorrects" on se dit énormément opposé aux lieux communs. On use beaucoup d'épithètes et de qualificatifs insultants et, ou méprisants sans pourtant étayer sa propre réflexion. Prendre systématiquement le contre-pied des lieux communs n'est pas forcément intelligent ni raisonnable. Il arrive que certains d'entre eux soient des faits avérés et indubitables. Il n'est pas pertinent de s'opposer pour s'opposer. Comme il ne l'est pas de le faire en restant coincé dans un clivage n'ayant plus de sens, dans un "camp" qui serait forcément celui des "gentils".


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