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Le Grand Soir fiscal d'Ayrault

Le Grand Soir fiscal d'Ayrault

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Dans sa frénésie idéologique et redistributive, Jean-Marc Ayrault veut désormais lancer une "remise à plat fiscale". Différents sondages montrent un large soutien à ce projet, en même temps qu'une grande défiance à l'égard du gouvernement. Les Français seraient-ils schizophrènes ? Non, les Français ne sont pas schizophrènes, simplement trop optimistes. Chacun, lourdement touché par la pression fiscale accentuée par la politique socialiste, espère un amoindrissement de sa propre imposition au profit d'un autre, le Riche. Au fond de nous, nous savons bien que cela n'arrivera pas, que cette "remise à plat" n'est qu'un emballage pour une augmentation de l'impôt des classes moyennes. Mais, comme le joueur frénétique, nous espérons tout en sachant que nous allons perdre, inexorablement.

Derrière la mise en scène du Grand Soir fiscal du camarade Ayrault, se cache une mesure tout-à-fait réformiste, pas révolutionnaire pour un sou : la fusion de la CSG et de l'impôt sur le revenu. Vous savez, la CSG, mise en place par Michel Rocard, cette ponction "indolore" de 0,5 % de tous les revenus, dont le taux est aujourd'hui de 8 % et qui est devenu le 2ème impôt en terme de revenus, derrière la TVA mais devant l'impôt sur le revenu. Il ne sert à rien de se voiler la face, cette réforme se concluera par la fusion des défauts des deux impôts : la progressivité de l'impôt sur le revenu, l'absence de quotien familial de la CSG.

Ce magnifique projet ne vous rappelle pas quelque chose ? La TVA ? Oui, c'est ça. Promis, juré, la TVA sociale du méchant Sarkozy va être abrogée, mais le taux va quand même augmenter. C'est vrai, là tout est différent, il s'agit d'une simplification au lieu de taux à 5,5 % et 19,6 % des taux tout ronds seront mis en place : 5 % et 20 % ! Entre temps, la baisse de 5,5 % à 5 % a été oubliée, et la hausse de 19,6 % à 20 % est restée dans les tuyaux.

Le besoin de financement de la puissance publique, qui conduit aux hausses d'impôts décidées par le gouvernement, est la conséquence d'un autre sujet politique majeur : la dépense publique. Sur ce point, l'État n'est pas seul, n'oublions pas les collectivités locales, elles aussi dominées par la gauche, dont la masse salariale ne cesse d'augmenter. Tant que les Français aimeront plus les subventions qu'ils détesteront l'impôt, nous ne pourrons pas espérer une quelconque baisse de la dépense publique, et donc de l'impôt.

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