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Comme le héros d'Au fond de la rade, vivez dans un sous-marin, en Bretagne, afin de n’être plus à l’étroit dans notre immensité…


Peu de pain mais des jeux

Peu de pain mais des jeux

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Ce mercredi, 13 septembre, le CIO confiait officiellement l'organisation des 33ème et 34èmeOlympiades à Paris et Los Angeles. Bien qu'il ne subsistait plus aucun doute sur ces attributions, les scènes d'auto-congratulation des organisateurs ont fait la joie de tous les journaux. À la perspective du bonheur absolu de l'ère du divertissement, quiconque en France avance l'ombre d'une critique quant à l'organisation des Jeux Olympiques reçoit immédiatement le qualificatif de "grincheux". Eh bien, grinchons !

Dans leur certitude que les-JO-c'est-bon-pour-le-moral-et-l'économie, les partisans de l'organisation des Olympiades ferment les yeux devant les faits, et ne cherchent pas apprendre de l'expérience. Tout un chacun sait pourtant que jamais - ou presque - les Jeux Olympiques n'ont été rentables. De l'accident industriel des Jeux de Montréal en 1976 à la précipitation de la crise financière grecque avec Athènes 2004, les faits sont éloquents. Rappelons à ce titre, la sentence d'Anne Hidalgo prononcée lors sa dernière campagne électorale, en 2014 : « Les JO, c'est très joli, mais il n'y a pas une ville qui s'y soit retrouvée sur le plan financier. ».

Le budget de Paris 2024 est actuellement annoncé à 6,6 milliards d'euros. Si, ô miracle, ce montant n'était pas révisé d'ici sept ans, celui-ci serait néanmoins conséquent dans un pays supposé affronter une rigueur budgétaire ; comparé à ce chiffre, les bruyantes réductions estivales du budget de la défense et leur 850 millions font pâle figure. Bien sûr, les finances publiques ne seront pas seules mises à contribution ; des "partenariats public-privé", comme il est de bon ton, sont déjà annoncés. Pas sûr que la nationalisation des pertes et la privatisation des gains soient une bonne nouvelle… Par ailleurs, e principal poste de dépense justifiant - si près de nous - la hausse du budget de Londres 2012 est constitué des dépenses liées à la sécurité. Deux ans avant la proclamation du califat daeshien, la sécurité ne constituait pas un sujet aussi critique qu'aujourd'hui. Qui peut croire à une normalisation profonde de la situation d'ici sept ans ?

L'endettement de paris représente 1.646 € par habitant et celle de l'État 35.620 €. Est-il l'heure de dépenser 6 milliards supplémentaire ?


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