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Piquemal : ange ou démon ?

Piquemal : ange ou démon ?

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Il est désespérant d'observer le spectacle de notre société médiatico-tragique! Spectacle de haine et de détestation de soi !

Christian Piquemal, général de corps d'armée à la retraite, a été interpellé à Calais le samedi 6 février, car il participait avec le mouvement Pegida à une manifestation interdite par la Préfecture. Cette dernière -donc l'Etat- considère Pegida comme une structure dangereuse car elle dénonce l'islamisation de l'Europe et la disparition progressive de l'Occident chrétien. Ici n'est pas la question de savoir ce qu'est Pegida, et s'il fallait ou non interdire cette manifestation, mais plutôt, de scruter la mécanique folle de l'antiracisme médiatique qui s'emballe dans cette affaire à l'encontre d'un officier, et la protection absolue de l'Islam qui, dans un réflexe pavlovien, s'organise. Tentons une fois encore de nous interroger sur la subsistance, en France, de la liberté d'expression, et sur la question du service de la vérité.

De la liberté dans notre pays

Il n'y en a plus une once pour ceux qui se risquent à dénoncer ou simplement évoquer l'islamisation -pourtant évidente- galopante du pays. La police de la pensée règne en maître absolu de droit divin. Du prétexte d'état d'urgence pour limiter la liberté de manifester, en surveillance des cons par le Syndicat de la Magistrature, en passant par les phalanges de magistrats mises sur pied par Manuel Valls pour lutter "contre les forces subversives" intérieures, tout général au brillant passé de serviteur de l'Etat que vous soyez, vous obtiendrez, si vous quittez le droit chemin de l'idéologie dominante, le privilège automatique de l'opprobre, de la condamnation et de la prison. Comparution immédiate -sanction judiciaire la plus directe réservée aux actes les plus graves- et lynchage médiatique, voilà le cocktail réservé aux traitres à la nation, réactionnaires et autres pourfendeurs du politiquement correct et des idéologues professionnels ; en fait, simples gens, chacun d'entre nous, inquiets pour leur identité, leur emploi -6 millions de chômeurs en France, cela donnera quoi avec une deuxième vague de migrants en 2016, puis une troisième, immigrés à qui nous ne pouvons assurer aucun avenir économique, aucun travail, et que nous n'avons nullement l'intention d'assimiler, au nom d'une préférence à leur culture et leur religion, ce qui a pour conséquence de générer du communautarisme ?-, simples gens disions-nous effrayés par le tsunami qu'est l'implosion programmée de notre pays.

Pour notre général, la suite, devant les tribunaux, interviendra le 12 mai. L'engrenage judiciaire infernal est désormais bien en marche : participation à une organisation fasciste, déshonneur à la nation, non-respect du devoir de réserve…. Affaire à suivre.

Du service de la vérité

Face aux maîtres-censeurs et leur idéologie écrasante, il ne semble plus possible de rester soi-même, d'assumer ses engagements, sa participation à une manifestation identitaire, d'être en harmonie avec ses convictions profondes et ses valeurs.

Voilà, en guise de justification ou d'auto-disculpation, sous le poids de la meule et face aux hurlements des foules médiatiques déchaînées, le sophisme dans lequel le général Piquemal n'a pu éviter de tomber : "on n'est pas racistes, on n'est pas xénophobes, on n'est pas islamophobes. J'ai commandé la Légion étrangère pendant cinq ans, il y a 140 nationalités dedans, donc s'il y a bien quelqu'un à qui on ne peut pas reprocher d'être un raciste, c'est bien moi".

Peut-être faut-il avoir désormais plusieurs consciences, une publique officielle et une privée, comme le prônait un certain béarnais multirécidiviste de l'élection présidentielle. Mais comment alors, servir la vérité d'une conviction, comment demeurer une personne unifiée s'il faut, pour obtempérer au terrorisme intellectuel de la bien-pensance, se munir d'une conscience à géométrie variable ?

Voici encore un ancien officier parachutiste, voulant prouver et justifier la probité morale du général, qui continue ainsi : "le général Piquemal fut nommé adjoint au chef du cabinet militaire du premier ministre, il servit successivement Rocard, Cresson et Bérégovoy. Il n'a jamais été socialiste, mais ce qui lui importe est de se rendre utile pour la France. Cela prouve d'ailleurs qu'il n'est pas de droite extrême".

Superbe autre sophisme -au sens d'un raisonnement erroné qui a l'apparence du vrai et qui est destiné à tromper ou induire en erreur- qui tente d'apporter la preuve d'une morale sans tâche et qui se défend contre un hypothétique racisme et une éventuelle xénophobie ou appartenance à l'extrême droite, par le fait même que le général appartenait à un cabinet de gauche…

Restent dans cette triste actualité plusieurs points qui ne manquent pas d'inquiéter :

  • le "deux poids deux mesures" choquant de l'État français intraitable contre Pegida et le général et à l'inverse totalement permissif envers No Borders à Calais et vis à vis des zadistes anarchistes de Notre Dame des Landes qui peuvent librement manifester et casser,
  • le mea culpa professé par le général se soumettant aux injonctions du politiquement correct , -saura-t-on un jour sous quelles pressions ?-,
  • l'interdiction définitive d'esquisser la moindre critique à l'encontre de cet Islam béni par l'élite immigrationniste, européiste et inféodée au marché mondial indifférencié et acculturé.

On croît rêver, ou plutôt cauchemarder, mais non, c'est notre réalité d'aujourd'hui en France. Après la prison, à quand la Terreur et tous ses avatars ?

La chute vers le n'importe quoi est vertigineuse, abyssale. La déconstruction est irréversible. Du fond de ma détresse, dans l'abîme où je suis, à Toi seul je m'adresse….


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