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Jeanne d’Arc, guerrière et mystique

Jeanne d’Arc, guerrière et mystique

Par  

De Vaucouleurs à Chinon avec audace,
Jeanne va quérir et obtient sa place
De chef de guerre des troupes royales
Et va démontrer qu’elle est sans égal.
Jean Dunois et les autres capitaines
Ne prononcent plus jurons ni blasphèmes.
C’en est fini chez ces rudes soldats
De se conduire tels des renégats.
Les ribaudes sont chassées de l’armée,
Tous les camps leur sont désormais fermés.
Le matin, avant de donner l’assaut,
Jeanne invite ses soldats à confesse,
À écouter avec elle la messe.
Les moines marchent en tête de la troupe ;
La croix processionnelle et les cantiques
Communiquent à tout cet étonnant groupe
Des allures guerrières et mystiques.
Voilà le grand rêve qui passe, 
L’emprise du Léopard qui s’efface,
Les bons Français qui relèvent la tête,
Les villes libérées qui sont en fête.
Beaugency, Meung-sur-Loire et puis Jargeau
Sont arrachées tour à tour à l’Anglais
Et c’est sa déconfiture à Patay ;
Il ne relèvera plus son drapeau.
Les nouvelles courent de ville en ville,
L’enthousiasme gagne les cœurs français.
Nombre de ceux qui avaient délaissé
Le combat, pour la victoire frétillent.
C’est un véritable raz-de-marée
Auquel aucun chef godon ne résiste.
Ils cèdent du terrain, désemparés,
Et leurs hommes désertent, fatalistes.
Charles VII est enfin sacré à Reims.
À Corbeny, guérit des écrouelles,
Et la foule en liesse chante : « Noël ! »
Le répète de province en province.
Ainsi quatre cent quarante-huit jours
Suffisent à changer le cours de l’histoire
Et porter au pauvre dauphin secours,
Lui poser la couronne de la victoire.
À l’auréole de la gloire humaine
Il fallait joindre celle du martyre.
C’est à Rouen que la Bonne Lorraine
Affronte le supplice sans faillir.
La foule voit s’envoler du tréteau
Soudain une colombe blanche et tendre
Cependant que Thérage, le bourreau
Trouve un cœur palpitant dans la cendre.
Les gens partent en se frappant la poitrine.
L’un dit : « Nous avons brûlé une sainte ! »
Reconnaissant la céleste origine
De cette Pucelle : oui, une sainte !
Sur la Marne, la France est mal à l’aise.
Quel est ce jour-là pour l’armée française
Le mot d’ordre du haut commandement ?
« Jeanne d’Arc ! » Jeanne d’Arc simplement.
La Bataille de la Marne est gagnée,
La victoire reste aux forces alliées.
Jeanne, encore une fois, a fait des siennes
L’ennemi s’éloigne des bords de la Seine.
Quand les Américains viennent combattre,
Ils s’embarquent au cri de « Joan of Arc ! »
Et ils se rendront en pèlerinage
À Domremy, de Jeanne le village.
Ô force d’attraction de la Pucelle
Qui depuis six siècles demeure actuelle !
Défilent Geneviève de Nanterre,
Vercingétorix, Louis IX le Saint,
Qui se relèvent face à l’Angleterre.
Le capitaine Bertrand du Guesclin
Et Bernadette sur les bords du Gave,
La petite Thérèse de Lisieux
Qui nous portent secours aux heures graves
Et nous conduisent de la terre aux cieux.
Patronne secondaire de la France
Faite héroïne de la recouvrance
De la mère patrie et de la foi
Et vierge guerrière et sainte à la fois,
Secourez le pays qui vous invoque,
Qui vénère, non Dieu, mais des breloques.
Ah ! Redonnez-lui un souffle chrétien,
Qu’il reste un phare du monde de demain.


Iran, le pays des Roses noires – 17 mai 2015
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