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MN, un nouveau Montparnasse ?

MN, un nouveau Montparnasse ?

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Lancé en juin 2013 avec une anti-ligne éditoriale revendiquée, MN a su créer sa place dans un monde où la pensée a tendance à être réduite à l’expression d’un militantisme, et l’art à être enfermé dans des cases et des genres. Oui MN existe bel et bien. Il y a un véritable culot aujourd’hui à vouloir exister !

MN n’a rien de moins que l’ambition d’incarner le Montparnasse d’aujourd’hui. Il s’agit d’abord de sortir du monde du recyclage pour prendre la marge offerte par Internet. L’opportunité s’est vite transformée en obligation morale et salutaire pour MN. Nous avons l’obligation d’exister, nous n’avons pas le droit de nous laisser penser par tous les monstres froids qui nous administrent.

Alors pourquoi Montparnasse ? Parce que Montparnasse fut le lieu de la possible rencontre entre toutes les sphères de la pensée et des arts. Montparnasse fut le lieu d’avant l’idéologisation de la pensée. Montparnasse fut le lieu d’avant la marchandisation de l’art. 1968 imposa la nécessité d’avoir sa carte pour oser exprimer une idée ou simplement étaler ses états d’âme. 1981 fut le moment où l’internationale révolutionnaire épousa l’internationale financière pour la plus grande négation de la personne humaine au profit de la grande manipulation de l’opinion.

MN veut donc créer, bien plus tard, dans notre monde postmoderne, la marge des possibles. Là où les peintres, les intellectuels, les pamphlétaires, les écrivains, les poètes, les professeurs, les experts, les messieurs tout le monde, les curieux… d’aujourd’hui peuvent se côtoyer, se rencontrer, se relier. Le monde d’après le politiquement correct se rapproche de celui d’avant l’idéologisation. Le monde où tout s’achète et se vend nous replace dans l’économie du salut. Parce qu’il n’y a aucune différence entre la littérature et la politique, parce que la narration promène son ironie dans tous les arts, MN avance, dégingandé, sur deux pieds : celui du traitement outrancier de l’actualité et celui qui raconte et rend compte de la pensée et de la beauté.

Cela surprendra peut-être quelque lecteurs biberonnés au politiquement correct et à la pensée militante, ces lecteurs qui enferment autrui après identification de quelques mots clefs, mais nous avons des chroniqueurs de gauche sur MN ! Et oui ! Ce qui nous rassemble n’est pas plus fort que ce qui nous sépare mais établit le mystère de ce qui nous relie et nous le fait contempler. Nous ne serons jamais d’accord sur le mariage pour tous, par exemple, et pourtant, nous partageons la même intuition artistique, la même urgence métaphysique, etc. Sachons révéler les mystères pour nous relier !

Nos 5 000 lecteurs hebdomadaires, nos quelque 50 000 lecteurs occasionnels forment la constellation des êtres sortis du troupeau pour exister, pour penser avant de consommer, contempler avant de militer.

MN marque une pause pendant l’été et c’est par la poésie que nous terminons cette saison 2014-2015. Saison qui vit se croiser Alain Santacreu, Jean de Viguerie, Bertrand Betsch, Lionel Borla, Renaud Camus, Sarah Vajda, Paul Voltor, Aude de Kerros, Max Montgomery, Nicole Esterolle, Mère Simoulin, Pascal Jacob, Jean-Louis Costes, Jean-Marie Keroas, Jacques-Philippe Sauvé, Guillaume de Mazalle, François-Xavier de Boissoudy, Gédéon Pastoureau, Luc Legarsmeur, C. Auzies, Alexis Kropotkine, Jacqueshenry, Philippe Raggi, François Heurtevent, Nicolas Boudier, Amaury Watremez, Fabrice Trochet, Riki Tikitavi, Félicie Vignat, Etienne Warion, Annie Van de Vyver, Henri Quantin, Violaine Récamier, Raouldebourge, Don Paul Préaux, Pollini, Aurélien Lemant, Théoxane Olivier, Thierry Jolif, Mathieu Garat, Gérard Gorrias, Kateri Andami, Yann Ker Pevar, …

Philosophie, poésie, littérature, musique pop, cinéma, sport, peinture, sculpture, politique, science, géopolitique, économie, architecture, voyages… Aucun sujet n’est interdit sur MN.

L’élan que nous prenons nous fera franchir d’autres étapes bien plus cruciales que notre propre buzz. La saison 2015-2016 marquera un nouveau virage.


Le fantôme du train
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Abandon
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Catherine
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