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L’Archipel d’une autre écriture

L’Archipel d’une autre écriture

Par  

Une traque incroyable dans la taïga proche de la mer d'Okhotsk. Cinq hommes en chassent un autre. Un prisonnier évadé, semble-t-il. Chacun de ces hommes représente un fragment de la Russie alors que la guerre froide fait rage. L’action se passe en 1952 et les brumes du Pacifique drapent d’irréel ces scènes tirées de la dure vie sibérienne.

« L’herbe gelée crissait sous mes pas, un souffle polaire était arrivé pendant la nuit. Pourtant, je ne sentais plus le froid et les branches qui me frappaient au visage me procuraient une émotion presque douce – une caresse après ma longue errance solitaire. »

On est loin, très loin aux confins de l’Extrême-Orient russe où la plupart d’entre nous n’est jamais allée. Les feux de camp la nuit pour s’abriter et se réchauffer, éloigner les prédateurs aussi. Mais qui poursuit vraiment l’autre ? Le fugitif paraît se moquer de ses poursuivants jusqu’au moment où ceux-ci découvrent sa véritable identité !

« ‘Marcher’ dans la taïga est une façon de parler. En réalité, on doit s’y mouvoir avec la souplesse d’un nageur. Celui qui voudrait foncer, casser, forcer un passage s’épuise vite, trahit sa présence et finit par haïr ces vagues de branches, de brande, de broussailles qui déferlent sur lui ».

 Nous voilà prévenus.

Andreï Makine avait 14 ans lorsqu’il a rencontré Pavel Gartzev, l’un des principaux protagonistes de cette épopée aussi proche d’un conte philosophique que d’un grand roman d’aventure.

Un roman qui nous fait découvrir ce qu’il y a de plus beau dans l’homme et aussi de plus horrible et méprisable dans la nature humaine. L’auteur sait entraîner le lecteur à la suite de ces hommes rudes et solides comme des ours. Nous avons ici un roman makinien de la plus belle eau. Une pureté d’écriture qui surpasse tout ce que Makine avait pu faire jusqu’à présent et la lactescence inégalée de l’infini.

Andreï Makine, L’Archipel d’une autre vie, Seuil, 2016 (288 pages - 18 €)


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