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Marc Hanrez, Vers d'autres ailleurs

Marc Hanrez, Vers d'autres ailleurs

Par  

Journal de voyage (1954-1996)

De son volumineux journal intime couvrant presque un demi-siècle, Marc Hanrez avait déjà publié les passages littéraires dans un journal intitulé « Poste restante », cette fois-ci il n'en a extrait uniquement ses notes de voyage. On y croise beaucoup de personnages et principalement des jeunes femmes car Marc Hanrez aime le plaisir de la chair mais aussi la bonne chère ; c'est un épicurien.

Ces voyages nous mènent principalement aux Amériques et en Europe avec quelques escapades en Turquie et au Maghreb ; le Maroc, tout comme ses habitants, ne l'enchante guère. Il rappelle qu'à Meknes, « La prison des chrétiens valait bien les camps russes ou nazis ! » Ce qui lui fait tenir des propos peu politiquement corrects « Charité de l'islam ; au dedans. Pour les autres, mécréants, infidèles, etc. : aucune pitié. Le christianisme est supérieur ; l'islam n'a pas la même vocation universelle. » Il s'interroge qu'un « pays justement fier de son passé ne fasse pas plus d'effort pour le mettre en valeur. » et surtout pas cette nouvelle architecture moderne. « Agadir, la nouvelle Agadir, est sans intérêt. Rien de plus insipide qu'une ville strictement moderne. »

Par contre, la Grèce, berceau de l'Europe est un pays qui le fascine autant par l'hospitalité de ces habitants que par son histoire, par ce que le fascisme y a réalisé sur le plan architectural « C'est remarquable de noblesse et de modernité ; ce moderne en effet, n'abolit pas l'ancien, mais le prolonge et le rajeunit. »

Au cours de ces voyages, il visite beaucoup les musées, passionné par la peinture, l'architecture notamment les églises. D'ailleurs il écrit dès 1955 que « Mieux connaître l'histoire nous permet de mieux apprécier un voyage. »

A la date du 6 septembre 1958, il note que « Le train d'hier à Édimbourg arrive à Londres très en retard. Ce n'est pas le cas de la France où le trafic est réglé comme une montre suisse » Cela a bien changé !

Dans sa jeunesse il déclarait « J'aime Venise comme, une ou deux fois dans sa vie, on peut aimer une femme. » mais dès 1960 il déplore que cette ville soit devenue « un énorme bazar lacustre ».

Marc Hanrez en nous plongeant avec une inimitable bonhomie et une rafraîchissante curiosité dans d'autres contrées nous redonne l'envie de partir vers d'autres ailleurs.

Marc Hanrez, Vers d'autres ailleurs, Journal de voyage (1954-1996) Les Editions de Paris Max Chaleil


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