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De quelle Loi je me phobe ?

De quelle Loi je me phobe ?

Par  

« Tout ça c’est la punition du Bon Dieu ! dit un voisin. Où est-ce qu’il est à présent ton Phaéton ?

  • Le Bon Dieu ? dit la chiffonnière. Le bon Dieu c’est le diable ! »
  • Un homme maigre, en habit noir râpé, qui dormait sur un banc se leva en trébuchant :

« Si le Bon Dieu c’est le diable alors c’est le diable qui est le bon Dieu, cela revient toujours au même. Cette brave femme fait un affreux paralogisme, dit- il en se levant vers nous… Comme ce peuple est ignorant. Ah l’éducation, je m’y suis livré bien longtemps. Ma philosophie me console de tout ce que j’ai perdu. »

Gérard de Nerval, Les nuits d’Octobre. Chapitre XIV .Paul Niquet.

 

Il n’y a aucune raison valable de devenir homophobe.

Pourtant la lutte contre l’homophobie entre assez vite dans la série des combats assez dérisoires et parfois suspectes sur quoi Philippe Murray a pu exercer son ironie irrésistible dans son texte « La cage aux phobes ».

Suspecte à l’évidence est l’homophobie elle-même qui parle probablement d’une pulsion refoulée, d’un désir qui s’est refusé à lui-même comme c’est le cas de beaucoup de haines. Dans l’idée de la réincarnation qui conditionne la pensée des orientaux et est redevenue courante un peu partout sur terre au cours du siècle dernier, levé le verrou psychique imposé naguère par l’église sur un doctrine qui la décision dogmatique circulait aussi chez nous, ne pourrions-nous pas dire que l’homophobe, comme le raciste par son rejet même crée une condition qui le fera rencontrer la situation qu’il exècre surtout si cela engendre un karma par des mots et des actes même des pensées, simplement. Il risque donc de se retrouver en une autre vie, dans la peau de ce à quoi il aura tellement pensé en mal et ce sera pour lui un… mal dans sa peau ! Dans cette justice distributive certains religieux ou métaphysiciens sont en croisade contre la réincarnation, ils se prépareraient alors à revire de nombreuses vies. Pauvres réincarnationophobes ! René Guénon n’est pas sorti de l’auberge !

 

Si tu veux qu’on ne tienne pas compte de ta couleur de peau, fasse en sorte de l’oublier d’abord toi-même

J’ai dit le mot haine car déjà il faudrait remettre les idées et les mots en accord, ceci nous manque cruellement. La loi Avia de la député LREM a donné un nom à la bêtise, mais le nom d’une Loi inscrit dans le marbre. A quand une loi Sybeth ? La loi Avia vient de cette député Togolaise que j’ai pu rencontrer dans un cadre professionnel lié aux clubs Unesco à l’Assemblée Nationale à Paris, dans la salle de travail des commissions Parlementaires. Je ne savais qui était cette intervenante, mais l’atmosphère de rejet de certaines personnes dans la salle à son égard m’a été immédiatement perceptible, je ne crois pas du tout que cela venait de sa couleur de peau. Moins de peur du racisme de la part de ceux qui en sont victimes serait peut être un début de solution. Si tu veux qu’on ne tienne pas compte de ta couleur de peau, fasse en sorte de l’oublier d’abord toi-même au lieu de la rappeler sans cesse à ceux qui sont peut-être déjà en voie de commencer à ne plus la voir. Venant d’elle, je ne pouvais m’empêchait de surprendre dans son souffle même, dans sa voix et l’alternance de mouvements et d’arrêts sur images du visage et du corps de l’oratrice, une dominante émotionnelle,… la peur. Ce qui motive les combats militants contre les X phobies, c’est de toute façon la peur de certaines opinions exprimées par les mots et des mots aux actes.

Mais il y a une confusion du langage à utiliser le mot phobie dans ce combat militant lui-même. Il faudrait parler de la haine de X et non de la peur de X, surtout quand on veut légiférer à cet égard, car je me demande bien en quoi la peur de quelque chose est répréhensible par la loi. La dérive législative est déjà présente dès le départ. Mais je ne viens pas parler de la Loi Avia, elle est votée déjà, les conséquences prévues par ceux qui la contestaient se font et se feront sentir… tout le CQFD nous en vient.

 

La lutte contre l’homo haine devrait commencer par une lutte acharnée contre la propagation des aspects les plus régressifs et inhumains de la culture Coranique.

Est-ce que la peur de l’homosexualité qui ne débouche pas sur la haine, est acceptable ? Je crois que toute peur peut avoir son utilité mais encoure le risque de devenir selon l’adage « mauvaise conseillère. » C’est pourquoi face à n’importe quelle peur, il est préférable de tenter de comprendre, même si cette compréhension reste personnelle, elle nous aide à apprivoiser l’objet de cette peur. Ma compréhension de l’homosexualité est au minima qu’elle est un caprice de la nature, un jeu de la nature comme tellement d’autres. Elle existe dans le monde animal, mais dans le règne humain elle prend obligatoirement un sens, car tout fait ou doit faire sens chez l’homme. Elle fait sens dans la malédiction des religions juive d’abord relayée dans le christianisme, atténuée dans les débuts sous la forme d’une recommandation par les premiers pères de l’église, et adoptera dans le discours Coranique, redresseur sévère de déviances doctrinales chrétiennes et juives, sa posture la plus punitive. Aucune brèche pour fantasmer sur quelque relation homosexuelle entre Mahomet et l’un ou plusieurs de ses compagnons dans l’Islam, comme cela existe dans l’histoire du Jésus et sa relation tendre avec Jean. Là, les militants chrétiens des églises ne se privent pas. L’application des peines de mort dans le monde musulman a toujours cours. On les pousse du haut d’une falaise pour qu’ils tombent plus bas, au fond de l’enfer. Crimes homophobes qui sont parfois remplacés par des années de prison. En bonne logique, la lutte contre l’homo haine devrait peut-être commencer par une lutte acharnée contre la propagation des aspects les plus régressifs et inhumains de la culture Coranique. Mais non ! Il manque sur ce sujet une connexion synaptique dans les cerveaux ! Pire les mêmes militent éventuellement contre l’Islamophobie un jour et l’homophobie un autre jour.

Le sens d’une malédiction de Dieu contre l’homosexualité est, je le dis tout de suite, un sens que je rejette et me ferait même rejeter ce Dieu là comme les institutions qui s’en réclament. Je pense que Dieu ayant fait cette nature, n’est pas contre cette nature et que l’homosexualité, là c’est scientifique et biologique, n’est pas contre nature. L’homosexualité ne blesse pas Dieu ni ne l’offense.

En dehors de sa confrontation avec les religions sémitiques, qui ont brisé des modes de vie païens, dans lequel elle était admise avec la sexualité hétéro, l’homosexualité s’est vécue de façon moins antagoniste dans les autres cadres religieux et sacrés par exemple en Orient. De plus pour en revenir avec la réincarnation il est possible pour un oriental, de se réincarner en changeant de sexe, donc rien d’étonnant à ce que certains tombent dans certains cas entre les deux sexes, ils n’y arrivent pas du premier coup s’ils ont été longtemps réincarnés dans un sexe. C’est là une explication possible. Dès lors il n’y a rien de pathologique ni moralement condamnable.

 

Le mariage pour tous est un non-sens à mes yeux, une absurdité, dont le sens unique est politique

Mais voyons quel sens elle peut avoir dans les sociétés modernes laïcisées ou en cours de l’être ? Je pense qu’elle demeure, là, de l’ordre de la nature, qui se fiche complètement de l’organisation sociale et morale de la vie humaine. A cet égard elle a sa raison d’être, son rôle à jouer. Cependant, c’est pour cette raison même que le mariage pour tous est un non-sens à mes yeux, une absurdité, dont le sens unique est politique. C’est pour cette raison que j’aurais voté contre ce mariage pour tous si on m’avait consulté. Et on aurait dû le faire ! Contre pour ne pas laisser les politiciens rusés engranger des bénéfices électoraux faciles et irresponsables. Contre parce que le mariage est une discipline de la nature qui prend sens quand il s’agit d’élever des enfants, de leur offrir un cadre stable, de canaliser les instincts et affects vers un choix de partenaire unique et à vie autant que possible et c’est possible et souhaitable. Mariage monogame et bi sexué, est le sens du mariage. C’est là le sens du mariage qui peut ou non reposer sur la transcendance. C’est le mariage civique dont le politique était le chien berger gardien devenu loup. Il faut dire que les derniers rois présidents à partir de Giscard et Mitterrand jusqu’à Hollande ont ouvert le bal de l’infidélité conjugale, presque rituelle. Le point où nous en sommes, c’est que dans les milieux homosexuels catholiques, ils militent rageusement pour détruire aussi le sens du mariage religieux. J’aurais voté contre aussi pour une raison qui pourra surprendre mais dont je suis assez persuadé. J’aurais voté contre par mesure de prévention de la haine envers les homosexuels, prévention du clivage opéré dans la société avec cette autre loi X phobe, la plus aberrante de toutes. Je ne le dis pas trop fort, non par peur, mais parce que pour en parler haut et fort, il eut fallu que je le fusse, homosexuel.

J’ai dit au début de cet article qu’aucune raison ne justifie l’homophobie, nommons là ainsi par commodité, même si le mot n’est pas juste. J’ai pour être honnête un petit grief, envers l’homosexualité qui interféré dans deux relations importantes de mon destin d’ailleurs presque au même moment. Je me demande si cela est vrai pour d’autres personnes. C’est très probable, mais je c’est un sujet aussi tabou que pouvait l’être, l’homosexualité autrefois… N’en parlent aucun témoignage aucune littérature à ma connaissance ni aucun film. Ce n’est pas moi qui vais commencer. Si j’étais gay, je pense que j’aurais milité contre le mariage gay en combattant mes camarades militants qui travaillent encore à l’extension de ces droits. Aurais-je créé une secte à succès ? Aurais-je été victime d’un crime passionnel des lobbies LGBT ? Nul ne peut le dire. L’homosexualité n’est pas pour moi un pécher, elle est juste de l’ordre de la nature. La promouvoir est encore un illogisme dans une société qui a multiplié dans toute sa forme d’organisation sociale mondiale un monde anti nature contre nature, pour le coup c’est vrai, artificiel dans sont hyper technologiquement correct totalitaire.

Dès lors je crois qu’il y a aussi une sorte de confusion psychique entre écologie et prosélytisme homosexuel. Je me demande même si plus ou moins consciemment, il n’y a pas une réaction de l’espèce pour l’auto régulation de sa démographie sur une planète surpeuplée. Un autre sens, selon moi, de la propagation de l’homosexualité tient à l’affaiblissement ou au blocage de la réceptivité ou encore à une déformation dans la réception de ces forces. Une fausse interprétation de ce qu’elles nous disent se produit chez beaucoup d’humains.

 

Un retour vers l’androgyne primordial

Des forces spirituelles sont à disposition de l’humanité identifiée pour beaucoup même chez des grands intellectuels avec leur nature animale. Elles sont déversées sur l’humanité dans l’époque actuelle comme sur tous les règnes de la nature qui y répondent beaucoup mieux cependant. Ces forces nous poussent nous les humains du côté de la surnature, de la vie surnaturelle qui dépasse les revendications illimitées de la chair, du surhomme pressenti de manière fulgurante par Nietzsche et connu avec toute la réalisation d’un grand Yogi par Sri Aurobindo . Elles nous poussent vers une surhumanité divine, un retour vers l’androgyne primordial. Une complétude plus grande nous attend dans un monde plus subtil mais non pas désincarné. Un équilibre entre la matière et l’esprit qu’au rendez-vous de l’âge d’or, nous pouvons retrouver.


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