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Le grand remplacement est un crime contre l’humanité

Le grand remplacement est un crime contre l’humanité

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L’Algérie a ça de commun avec la République française est qu’elle s’est construite et se régénère sur la haine de la France, de tout ce qu’elle fut. Et Macron, le bon citoyen vient de remettre du carburant dans cette logique d’évolution conjointe. « C'est un crime. C'est un crime contre l'humanité. C'est une vraie barbarie, et ça fait partie de ce passé que nous devons regarder en face en présentant aussi nos excuses à l'égard de celles et ceux vers lesquels nous avons commis ces gestes » dit le leader d’En marche ! aux médias algériens et français au sujet de la colonisation. Le révisionnisme est donc maintenant une arme marketing empruntée par celui qui ne fait qu’une candidature de mannequinat pour reconduire le camp de la gauche au pouvoir, alors même que ce dernier est ultra-minoritaire. Le Macron a décidé de racoler comme la plus obscène des catins pour se faire faire la courte échelle par les médias jusqu’à l’Elysée. Cher Emmanuel, appartenir au camp du bien, avoir derrière soi le business, les loges maçonniques, les médias atlantistes, les lobbies financiers et européens, … n’autorise pas à pratiquer la haute trahison publique. En temps de guerre, on t’abattrait au peloton d’exécution. Et… Nous sommes en temps de guerre !

Ressentiment cultivé et infatuation de notre niaiserie d’humaniste

Bien sûr beaucoup de voix s’indignent de l’UDI au Front National de ce que l’on cultive le ressentiment français. Cela fait maintenant plus de vingt ans que le monde de la pensée crie à l’incurie d’avoir formé des générations et des générations dans la détestation de notre passé. Avec comme point culminant cette fameuse sentence de Finkielkraut : « la difficulté est d’intégrer des gens qui n’aiment pas la France à une France qui ne s’aime pas. » Nous savons donc que c’est la culture de la culpabilisation qui a envoyé à la poubelle tout projet politique de pratiquer une assimilation heureuse des populations musulmanes notamment. En nous reconnaissant coupable, nous devenons non respectables de la part de ceux qui appartiennent à la religion du caïd, et leur réaction sous forme d’incivilité fut la première marche d’une stratégie de grand remplacement sur le territoire, provoquant une fuite des autochtones vers des lotissements à courtoisie garantie.

Et d’un autre côté, Macron s’est empressé de nuancer son propos, selon lui, mais, en fait d’enfoncer le clou. Macron, sans faire table rase du passé, veut surtout rappeler qu’il est l’homme du futur, puisqu’il est en marche : « En même temps, il ne faut pas balayer tout ce passé, et je ne regrette pas cela parce qu'il y a une jolie formule qui vaut pour l'Algérie : “La France a installé les droits de l'homme en Algérie, simplement elle a oublié de les lire. ” C'est une jolie formule pour expliquer ce qu'est cette période, c'est-à-dire qu'il y a eu des crimes terribles, il y a eu de la torture, il y a eu de la barbarie, parce que la colonisation est un acte de domination et de non-reconnaissance de l'autonomie d'un peuple. Mais en même temps, je ne veux pas qu'on tombe, tout en reconnaissant ce crime, dans la culture de la culpabilisation sur laquelle on ne construit rien. » Comment dire tout et son contraire, comment être l’homme de la juste-mesure, des précautions prises, des susceptibilités ménagées, des pincettes de grossiers personnage… Cette fierté de bonnes intentions ne risque pas de convaincre qui que ce soit parmi nos envahisseurs. Les leçons d’histoire de monsieur Macron ne nous fera passer que pour des bouffons, cibles de racailles.

 

Révisionnisme du passé

Au delà des réactions de droite fustigeant la culture du ressentiment, et les réactions de gauche se félicitant d’être les propriétaires des droits de l’homme, il est impératif de dénoncer le révisionnisme pratiqué par Macron. Si on peut noter que la guerre d’Algérie ne fut pas la plus belle des guerres, comme c’est d’ailleurs le cas de toute guerre civile, on ne peut pas affirmer que la France eut le privilège du crime. Le FLN encore au pouvoir aujourd’hui en Algérie a à son palmarès un bon nombre de massacres qui devraient a minima permettre à Macron de laisser la balle au centre, comme il sait pourtant si bien le faire, lui qui ne sait que s’engager avec la plus grande fermeté à ne jamais trancher…. En vrac : le massacre de Melouza par le FLN contre les 374 habitants du village de Melouza en 1957 ; le massacre d'Oran (5 juillet 1962) qui aurait causé 700 morts européens et une centaine de victimes musulmanes ; l’enlèvement de 4 000 européens en 1962, le massacre de 70 000 harkis après la guerre…

D’accord avec Macron

Attention ! Il parait que je ne comprends rien, ce n’est pas seulement la guerre d’Algérie et la décolonisation qui sont visées dans les propos de Macron, mais le principe même de la colonisation, pratique qui consiste à ne pas respecter l’identité des peuples, à imposer son identité, etc. Ok. Alors à ce moment là, c’est Macron qui ne comprend rien. C’est bien l’idéologie des droits de l’homme qui est à l’origine de cette volonté de s’imposer aux autres, de nier ce que sont les personnes pour fabriquer un humanoïde 2.0 appelé citoyen. Savourons de rappeler le continuum qui existe entre les lumières et les camps, entre les droits de l’homme et la fin de l’homme. L’humanisme, aussi dégoulineux de niaises bonnes intentions soit-il, finit toujours par nous amener au camp. Ce n’est pas Voltor qui le dit, c’est BHL en 1979 dans son essai La barbarie à visage humain

La colonisation comme la république est une idée de gauche dont l’héritage est défendu par la droite. On le sait. Et la gauche fait porter le chapeau à la droite des conséquences négatives de ses propres projets. Classique efficacité du camp propriétaire de l’arme dialectique.

Aujourd’hui, comme hier, les droits de l’homme sont une idéologie révolutionnaire dont le projet est de nier toute personne humaine dans son identité. Hier pour envahir le monde et se propager, aujourd’hui pour se laisser envahir. Si dans l’idée, la colonisation est un crime contre l’humanité, au sens où elle ne respecte pas l’identité des peuples colonisés, alors il est impératif de proclamer que l’immigration de masse, le grand remplacement qui s’opère dans notre territoire avec la complicité de la finance internationale, sont un crime contre l’humanité.


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