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Les massacres de septembre de l’Islam

Les massacres de septembre de l’Islam

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L’assassinat d'Hervé Gourdel par Daesh en Algérie n’est pas plus horrible que les massacres des Chrétiens en Syrie et en Irak depuis plusieurs mois, mais il officialise simplement notre entrée dans la quatrième guerre mondiale, celle qui sera également civile au travers de la planète, une guerre civile qui permettra à nos républiques révolutionnaires d'occident de se refaire un sang neuf.

Cet Islam qui se voile la face

On parle de Deish aujourd'hui plus que de l'État Islamique, Fabius y tient, pour ne plus avoir à entendre le mot Islam. Il ne faudrait surtout pas, par un raccourci quelconque, faire un lien entre Musulmans et l’État Islamique. Inutile de lui rappeler que le lien n’est pas fait par nous, mais par le Coran tout simplement. S’il est écrit de tuer les mécréants, il est toujours délicat d’établir un inventaire entre mauvais Musulmans prenant des distances avec l’écrit et les bons restant au pied de la lettre. Donc les tenants du politiquement correct ressortent comme d’habitude, comme au temps de feu Merah, leur dialectique du padamalgamisme. Mais de quel amalgame parle-t-on et fait par qui ? C’est très simple pour ne pas être amalgamé, les Musulmans de France n’ont qu’à dire leur désaccord avec ces crimes. Et je le dis tout-de-suite, le simple hoquet de désapprobation de Bubaker du fond de sa loge ne suffit pas.

Alors on me parlera de l’Imam de Bordeaux, de telle porte-parole de telle association, du mouvement des Musulmans anglais "not in my name", de la déclaration de personnalités musulmanes publiée dans le Figaro et intitulée "nous aussi nous sommes de sales Français", du rassemblement interconfessionnel de plusieurs centaines de personnes vendredi devant la mosquée de Paris. Plusieurs centaines, c'est bien moins de mille, c'est ça ? Et au-delà de ces bonnes intentions de la part des Musulmans de renouer la raison, bonnes intentions qu'il convient de ne surtout pas décourager, il parait intéressant de souligner le contenu des discours. Ces gens s’expriment pour dire leur désaccord avec les crimes, OK. Puis, ils basculent très vite dans une dialectique de victimisation, l’amalgame nourrissant l’islamophobie dont ils sont victimes. Voilà donc l’opération qui s’établit à chaque fois. Ils ne parviennent pas à demander pardon pour ces crimes commis au nom de l’Islam. Rien d’étonnant puisqu’ils sont étrangers à la notion de salut collectif et d’universalisme. C’est le propre de l’Église catholique de se sentir concernée par les crimes de l’humanité. D'ailleurs, le recteur de la Grande Mosquée de Lyon, Kamel Kabtane, souhaite « pour s'opposer à la violence, quelle qu'elle soit », organiser un grand rassemblement interreligieux le 1er octobre. Interreligieux pourquoi ? Pour être sûr d’avoir du monde ou parce que l’Islam n’intègre pas le devoir de demander pardon pour le mal commis dans le monde ?

Les Musulmans sont et resteront les premières victimes de l’Islam comme le disait Maurice G Dantec. Et les défilés et déclarations publiques des Musulmans de France semblent nous dire : pas nous pas nous. Cela commence comme une bonne intention et cela finit en une armée de Ponce Pilate qui se disent victimes. Et on profite de l’occasion pour parler d’Islamophobie comme d’un crime. Comme s’il n’y avait pas des raisons objectives d’avoir peur de l’Islam. Et avoir peur est mal. Et ceux qui font peur, qu’est-ce qu’on leur dit ? On ne serait pas opposé à ce que la peur change de camp.

Export-import de coupeurs de têtes

Notre beau pays, fille aînée de l’Église, est devenu le premier pays musulmans d’Europe (on ne peut pas être dernier partout) et exportateur de djihadistes. On parle de 1.000 djihadistes en vadrouille entre la Syrie et l’Irak, c’est dire s’ils doivent être beaucoup plus nombreux… Le plus amusant est bien sûr leur retour dans l’Hexagone. Je ne vois pas bien la nécessité d’ailleurs d’accompagner ce retour. Instinctivement, j’aurais plutôt cherché à inciter au départ et à bloquer le retour, mais il faut croire que j’ai été gagné par le cynisme avec l’âge. Bref, ils reviennent et les pieds nickelés se perdent dans la nature à Marseille. De quoi souhaiter bon courage à nos super flics pour retrouver trois djihadistes à Marseille. Comme disait Edgar Poe, « le problème n’est pas de retrouver une aiguille dans une meule de foin, mais de la retrouver dans une boîte d’aiguilles ».

Pascal Brückner, dans un entretien au Figaro-Vox du 24 septembre 2014, avoue sa peur de l'ennemi de l'intérieur. Des égorgements, des carotides tranchées, des coups de couteaux dans le cou. Mais c’est déjà le cas mon cher Pascal, c’est d’ailleurs Boulevard Voltaire qui, le 9 septembre dernier, soulignait cette "curieuse épidémie de coups de couteau à la gorge…" ces crimes signés mais qui restent masqués grâce au travail acharné des collaborateurs du pouvoir que sont les journalistes, ces crimes dont on dit qu'ils sont des actes de déséquilibrés, des gestes de folie. Nous sommes donc dores et déjà en guerre et, comme le dit Pascal Brückner, il faut être impitoyable. OK. Nos ennemis le sont depuis bien plus longtemps en guerre et impitoyables. Une guerre mondiale d’ailleurs. Et c’est la quatrième du nom, car je ne vois pas quel historien pourrait me contester que la guerre froide ne fut pas mondiale et un peu chaude tout de même par endroits du globe, donc réelle. Donc nous sommes en 4ème guerre mondiale et pas depuis la décapitation de Hervé Gourdel mais a minima depuis le 11 septembre, voire depuis la guerre en Tchétchénie ou même depuis la révolution iranienne en 1979. Tout le monde avoue aujourd'hui que les Musulmans sont en France 6 millions, juste pour faire des djihadistes une extrême minorité. C'est juste, sauf que nous pouvons établir une sorte de continuum des caïds qui terrorisent les cages d'escalier jusqu'au commis-djihadiste, apprenti boucher. En réponse humoristique à Manuel Valls qui énumère les pays à risque pour les ressortissants français, Renaud Camus traduit dans Facebook : Par mesure de précaution le gouvernement français dissuade ses ressortissants de se rendre en Algérie, en Seine-St-Denis, en Syrie, à Roubaix, en Irak, à Marseille, au Niger, à Vaulx-en-Velin, dans quarante pays étrangers et quarante départements français. Cette guerre mondiale sera également civile.

L’Islam est bien évidemment compatible avec la République

Les mots ne sont jamais assez forts pour qualifier les actes de l’État Islamique. Barbarie, boucherie, charcuterie il ne manque que gendarmerie et boulangerie pour avoir la panoplie des commerces de proximité. Ce sont des crimes bien sûr, mais n’oublions jamais que ces derniers sont rendus doublement légitimes. D’abord par l’écrit, les fameuses sourates du Coran (Sourate 8,12-13 & Sourate 47,4) et dont il faudrait que l’on comprenne qu’elles ont été écrites pour ne pas être comprises et appliquées, ce qui suppose une sacré dose de libre arbitre incompatible avec la religion de la soumission. Actes rendus légitimes également, par le mouvement révolutionnaire. Les révolutions apportent une légalité au crime, offre sur un plateau la possibilité au raté, au petit bourgeois, à la racaille bouffée par l’ennui, de devenir un tueur en série. Le propre d’un tueur en série étant de jouir de la terreur qu’il transmet à sa victime, le recours à la mise en scène est indispensable. Il faut montrer à sa victime ce que l’on va lui faire. Assassiner en série, poser la tête du précédent sous les yeux du suivant, exhiber les têtes comme des trophées. Pascal Bruckner souligne : « Les djihadistes, enfants du Net, pratiquent la propagande par le fait bien connu des révolutionnaires du XIXème siècle : ils galvanisent leurs partisans et terrorisent leurs ennemis. » Ils nous font le coup de la princesse de Lamballe.

Qui sait si ces événements de l'été et de septembre 2014 ne deviendront pas le fondement d’une République à venir ? Qui sait si cette barbarie ne sera pas habillée d’une mythologie romantique comme l’ont été les massacres de la Révolution française, de 1789 à 1794 ? Quelle différence aujourd’hui entre Daesh et les bons citoyens anthropophages des massacres de septembre ?

Oui, affirmons-le, l’Islam est tout-à-fait compatible avec la République, contrairement à la chrétienté d’ailleurs. Ce n'est pas le caractère laïque qui empêchera cette idéologie qui nous sert de forme d'État, de s'allier avec ceux qui permettront par la violence de la régénérer. Comme le dit Jean de Viguerie dans son dernier livre, la République a besoin par épisode, pour continuer d'exister, d'organiser l'épuration dans le peuple, dans et hors de ses frontières. République et Islam, ce serait l’alliance des coupeurs de têtes. C’est d’ailleurs étrange de souligner ce point commun que de transformer une personne, une unité, en deux morceaux. Le bon citoyen de demain sera djihadiste, il rétablira la République, cette idéologie qui a besoin de sang pour se prolonger plus loin.


L’Islam mérite notre défiance
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