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Les pervers narcissiques, vous connaissez ?

Les pervers narcissiques, vous connaissez ?

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On parle beaucoup des pervers narcissiques depuis quelques années. C’est même devenu une accusation à la mode, répercutée par les médias, dans les conversations de bureau :

« Si tu savais, Patou, ce qu’il m’a encore fait, ce dimanche.
- Quitte-le avant qu’il soit trop tard. Tu vois pas que ce mec est un pervers narcissique? »

Reste que personne ne sait pas exactement ce que l’on met derrière ce cliché de la psychologie contemporaine. Car si on sait, grosso modo, ce qu’est un pervers sexuel, si on sait aussi ce qu’est une personnalité narcissique, on voit mal ce qui peut résulter du mariage des deux.

Récemment, un documentaire sur la 5 prétendait faire le point sur ce troublant sujet. Il s’appuyait sur de nombreux témoignages, d’ailleurs exclusivement féminins. Des femmes d’âge moyen, déçues et plaquées par leurs compagnons, tout de même au bout de plusieurs années de vie commune. Qu’y a-t-il là d’exceptionnel ? La plupart des histoires d’amours naissent, se développent, s’étiolent et meurent. Doit-on, dans ce cas, intenter un procès aux êtres qu’on a aimés, au motif qu’ils avaient tel ou tel trait de caractère déplaisant ? C’est ce que semblaient dire ces femmes qui prenaient, devant la caméra, une pose de victime.

L’ennui c’est que, dans ce documentaire, aucun témoignage masculin ne venait contrebalancer leurs accusations. A les entendre, il n’y aurait que les hommes qui seraient des pervers narcissiques ; le concept ne se  déclinerait pas au féminin. Et pourtant ! On sait, au moins depuis Roger Vadim, que Don Juan peut être une femme. Que diraient les hommes s’ils se décidaient à ouvrir leurs cœurs ? Je me le demande encore.

Car innombrables sont les récits de femmes séductrices et manipulatrices, prêtes à tout pour parvenir à leurs fins, quitte à sacrifier quelques hommes dans leur entourage. Madame de Merteuil, Manon Lescaut, voire Emma Bovary, en sont quelques brillants archétypes littéraires. On doit bien retrouver leurs modèles historiques dans la réalité. Les féministes nous diront que c’est une vision masculine des femmes – même s’il y avait déjà des femmes qui écrivaient voici deux siècles. On pourra assez facilement leur rétorquer que c’est à ce genre de discours unilatéral qu’on reconnait un documentaire réalisé sous leur influence.


Le monde du travail engendre des pervers narcissiques
Le monde du travail engendre des pervers narcissiques
Le pervers, c’est toujours l’autre
Le pervers, c’est toujours l’autre
Ô Femen, je vous aime
Ô Femen, je vous aime

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