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PSG-City : Qatar et EAU se neutralisent

PSG-City : Qatar et EAU se neutralisent

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Diffcile d'y échapper, cette semaine, le Paris-Saint-Germain recevait Manchester City en quart de finale aller de la ligue des champions. La rencontre s'est terminée, à la grande déception des Parisiens, sur le score de 2-2. Le match retour se déroulera en Angleterre cette semaine. Sur le terrain de Manchester, le PSG a peu de chance de se qualifier pour la demi-finale. Le club qui a outrageusement dominé le championnat de France semble encore loin du niveau des plus grands clubs européens.

Derrière l'opposition sportive PSG-City, se cachait une confrontation géo-politique. Si chacun sait que le Paris Saint-Germain est devenu en 2011, le Qatar FC en France, il faut aussi savoir que le club de Manchester city a, quant à lui, été racheté en 2008 par les Émirat Arabes Unis. Ainsi la rencontre de ces deux nouveaux riches du football européen cache-t-elle en vérité le "derby" de la péninsule arabe entre frères ennemis quatari et émirati. Les relations s'étaient brutalement tendues dans les années 1990, lorsque l'émir déchu du Qatar trouva asile aux Émirats Arabes Unis. Après une période de normalisation, les liens entre les deux pays s'étaient de nouveau distendus à cause de profonds désaccords de politique étrangère, sur la gestion des liens avec le gouvernement égyptien des Frères musulmans. Comme souvent dans le sport mondialisé, se cachent des duels financiers et politiques derrière les rencontres sportives.

En dépit de la règle du fair-play financier, imposée à l'Europe par le franco-suisso-internationalo-panaméen Michel Platini, les enjeux financiers ont pris le pas depuis longtemps sur le sport. Les exemples du PSG naturellement, mais aussi de Chelsea avec le russe Abramovitch ou du Milan AC de Silvio Berlusconi, prouvent à l'évidence que l'on ne peut pas devenir un grand club européen sans un important soutien financier. Au-delà de la question financière, qui n'est pas propre au sport, on peut légitimement douter de la pertinence d'appeler coupe d'Europe une compétition ouverte à des clubs appartenant à tous les milliardaires sans frontières de la planète, et dont les étoiles hors-sols s'échangent sans vergogne d'un club, d'une ville, d'une nation à l'autre…


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