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Boualem Sansal et ses bourreaux et immoralistes français

Boualem Sansal et ses bourreaux et immoralistes français

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L'actualité de quelques heures m'impose ce billet navré et personnel sur le succès opérant, et apparent pour le moment, de calomniateurs efficaces, qui dans la presse et l'édition, au nom de la critique, mais en manipulateurs malsains, en artisans sordides de l'injure, attaquent toujours Boualem Sansal. Au point de dégoûter cet innocent réel de la France, sinon exactement des Français. Sans oublier un esprit maladroit, le premier des Français selon certains qui pourtant assistent sans broncher aux obsèques maladives mais progressives et rapides de la Vème République. Un maladroit qui fut bavard, qui se fit une idée du Maroc et de l'Algérie, sans pouvoir agir sur cette dernière ensuite, mais qui a oublié de se faire une certaine et véritable idée de la France. Et des Français, sinon pour les situer étroitement comme étant eux, décidément, des irrécupérables et de si pénibles gaulois réfractaires. Ce maladroit ferait rire des chansonniers, comme toujours, si son action comme son verbe à fausses envolées n'étaient pas tragiquement destructeurs. Destructeurs d'un homme devenu libre grâce à l'Allemagne et qui se sent en fait menacé en France autant qu'il le fut concrètement et sordidement en Algérie.

En somme, ceux qui n'ont pas su contribuer à soutenir ni à faire libérer Boualem Sansal, ceux qui ont pourtant pu tirer la couverture vers eux ensuite, tout en lui crachant dans le dos, enfin, tous ceux bricoleurs de mensonges, ceux qui l'ont su calomnier pendant son abject emprisonnement en Algérie, sont hélas en train de le dégoûter non des Français mais de la petite minorité de pisseurs de fiel qui tient une part de l'édition française et de la presse. Il faut qu'il tienne bon, il a plus d'amis en France qu'il ne peut le penser. Mais hélas, la calomnie garde l'avant-scène et occupe le terrain. Du point de vue de la domination "intellectuelle" ou à prétentions et d'autoproclamations diverses ou satisfactions telles, c'est-à-dire, en fait, non pas lettrée mais politicienne et pourrissante, la France éditoriale s'aligne sans peine sur l'Algérie dictatoriale. Il a malheureusement raison, mais qu'il sache bien que certains citoyens français, de toujours ou par l'esprit, la langue, et donc de pleine appartenance aussi, en sont aussi marqués, blessés et heurtés qu'il peut l'être, aussi dégoûtés et écœurés qu'il l'est.

L'absence de geste véritable de réparation, et de geste direct et sincère envers Boualem Sansal, venu de M. Macron (sans lequel par ses propos officiels sur le Maroc rien ne serait probablement arrivé à Boualem Sansal) envers lui est une chose sidérante, qui ne surprend pas, qui est au-delà de la surprise. Pourtant, tout est clair, limpide : le premier maladroit, en plus des calomniateurs continuels, et qui doit bel et bien, de façon absolue des excuses à Boualem Sansal, c'est évidement, et de façon certes navrante, le président de la République… non pas algérienne, mais française. Comme l'exprimait dans une dédicace curieuse, en 1973, feu Michel Audiard (à propos de Vercingétorix, loin de la rue du Faubourg-Saint-Honoré, mais populairement implanté dans le 14ème arrondissement lui, comme l'est aussi la rue d'Alésia), et sans ironie pour ce qui le concerne : M. Macron, est et reste ici, par le strict fait de son inconséquence et en même temps par ses manies si malencontreuses, et il demeure bien maintenant, pis que Vercingétorix, le premier malfaisant de la liste…

Le premier artisan du dégoût qui saisit lucidement, et si tristement même - et comme son amertume est légitime ! - Boualem Sansal (lequel est lui, et lui seulement, dans tout ce drame vécu et dans cette persécution qui se poursuit et entend l'accabler d'Alger à Paris, la victime et non pas décidément, contrairement à ce que le mensonge et le mépris réunis au silence et à la maladresse voudraient faire croire encore et toujours le coupable). Boualem Sansal a raison de crier, de dire son mépris et sa lassitude. Il a raison et il a pleinement le droit de le faire. Ce cri devrait nous unir à lui, nous insurger avec lui. Il est probable qu'il ne sera suivi que par le silence. Et la veulerie.


10 ans, 20 ans maxi … et tout bascule
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Partir !
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Les français sont -encore- bien nuls
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