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MN prend la marge et revient en septembre


Plutôt sans dents que sans culotte !

Plutôt sans dents que sans culotte !

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Hollande cherche à reconquérir son électorat

Décidément, cette génération de socialistes est bien utile pour régénérer une conscience contre-révolutionnaire aux électeurs de droite, lesquels avaient tendance à se satisfaire d’être républicains, à se contenter d’être les modernes d’avant-hier pour combattre ceux d’aujourd’hui. Savoir que ce président socialiste n’aime pas les pauvres finit de rendre cohérente son approche idéologique.

Valérie Trierweiler vient, avec la parution de son livre « Merci pour ce moment », de faire mentir le dicton populaire qui, pour suggérer une attente interminable, évoque l’impossibilité que les poules aient des dents. Force est de constater que celle qui fut la première poule de l’Elysée quelques mois en début de mandat de Hollande, n’a pas tardé à montrer à tout le monde et à son ex-amant que le pouvoir rendait désirable, qu’elle était pourvue de dents, aussi bien que le gros chien auquel on l’avait comparée. Quelle poule ! Qui attaque et qui mord… Qui se venge et achève celui à cause de qui il n’est plus possible de respecter la fonction du chef de l’État.

Que retient-on de ce méchant coup de dents de l’ex-poule de l’Élysée ? Que Hollande n’aime pas les pauvres. Il n’y aura que le peuple de gauche habitué à la niaiserie de sa conscience flatteuse pour s’en étonner. On apprend aussi qu’Hollande appelle ces pauvres : les sans dents. La formule fait mouche, du pain béni pour tous ceux qui rêvent de précipiter la fin du quinquennat.
Dans le texte de Valérie, cela donne :

« Il s'est présenté comme l'homme qui n'aime pas les riches. En réalité, le Président n'aime pas les pauvres. Lui, l'homme de gauche, dit en privé "les sans-dents", très fier de son trait d'humour. » (page 229)

S’il y a une caractéristique de cette présidence et de ses gouvernements, c’est la faculté et la volonté qu’ils ont de renouveler l’esprit révolutionnaire en divisant les Français. Cela faisait longtemps que la France n’avait pas vécu un tel moment avec une telle intensité, sans doute depuis l’épuration d’après-guerre. L’obsession du moment est anthropologique mais procède des mêmes ressorts mythiques créés par les Lumières et par la révolution : il faut que l’homme engendre un homme nouveau, désincarné, organe au service de la gloire de l’humanité. Du mariage pour tous jusqu’à la théorie de genre, nous en avons vu la mise en œuvre.

Et ce qui est certain, c’est que les révolutionnaires de la première époque n’avaient cure des pauvres et de leur sort, qui perdant leur statut de sujets de roi, avaient bien du mal à accéder à celui de citoyen. Mais nous pouvons aussi constater que la fibre sociale des révolutionnaires n’a souvent été que temporaire le temps de détruire quelque chose de l’ancien régime, utilisée comme outil de destruction et non dans un objectif de justice sociale. Comme le dirait Jean de Viguerie, souffrir en République est un blasphème, l’être souffrant n’existe pas. Ce n’est pas que l’on ne veut pas s’occuper des pauvres, c’est qu’on préfère nier qu’ils existent, nier que notre régime si bon puisse en engendrer. La France est d’ailleurs assez peu en avance dans le domaine social, et beaucoup d'acquis sociaux datent étrangement de Vichy : extension des assurances sociales à tous les salariés, les allocations familiales, la Mutualité sociale agricole, l’allocation des vieux travailleurs salariés, la médecine du travail, le salaire minimum, la loi de non-assistance à personne en danger

Alors oui, mon penchant judéo-chrétien me pousse à préférer être la victime plutôt que le bourreau, à être le pauvre plutôt que le révolutionnaire, à être sans dents plutôt que sans culotte. Posture motivée évidemment par les combats actuels de nos révolutionnaires d’État, et notamment de Najat, la rééducatrice nationale. Sans culote, j’aurais une crainte de me voir châtrer pour mieux correspondre au nouveau standard qui veut que le féminin devienne l’unique genre humain, comme l’Internationale. Donc pour résister aux sans-culotte, préférons être sans dents.


Marianne voilée car sans dent
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