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L'activité criminelle de certaines ONGs

L'activité criminelle de certaines ONGs

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L'activité criminelle de certaines ONGs sera-t-elle publiquement dénoncée un jour ?

En Inde, des millions d'enfants sont livrés à eux-mêmes et ne disposent souvent que d'un bol de riz parfois agrémenté de quelques rares morceaux de légumes ou de haricots pour toute nourriture quotidienne. Les carences alimentaires sont donc communes dans ce pays et elles peuvent presque être comptabilisées par le nombre d'enfants aveugles qui mendient dans la rue. Car l'une des déficiences alimentaires la plus criante est la carence en vitamine A. Les enfants sont les plus vulnérables car ils sont en période de pleine croissance et le manque de vitamine A résulte inévitablement en un retard mental sévère et surtout à la cécité irréversible s'ils en réchappent car cette carence est également létale, la vitamine A jouant un rôle essentiel dans diverses fonctions vitales dont un maintien du fonctionnement du système immunitaire d'autant plus critique que la même carence affecte l'intégrité de la peau. Bref, les chiffres de l'OMS sont sans appel : dans les pays pauvres plus de 700.000 enfants de moins de 5 ans meurent chaque année et un demi-million deviennent aveugles durant cette même période. Un lourd bilan ! Mais il y a une autre méthodologie pour quantifier la carence en vitamine A et elle a été précisément appliquée en Inde en englobant non plus les décès mais les infirmités et on arrive à une notion plus précise du ravage de la carence en vitamine A. Il s'agit du DALY, acronyme de Disability Adjusted Life Years, en français années de vie ajustées aux infirmités. Une étude réalisée par deux économistes allemands arrive à la conclusion terrifiante d'une perte d'années de vie de 1.424.000 depuis l'année 2002 seulement en Inde.

Pourquoi l'année 2002 ? Parce c'est en 2002 que le riz doré a été mis au point par la firme Syngenta et que c'est aussi cette même année qu'elle a abandonné toute idée de profit avec ce riz génétiquement modifié qui a été cédé à des organisations humanitaires gracieusement.

Et en 12 ans que s'est-il passé ? Rien ! Ce riz qui a été modifié pour produire de la vitamine A, d'où son nom parce qu'il est orangé, n'est pas cultivé ni en Inde ni ailleurs parce qu'il n'y a pas qu'en Inde que les carences en vitamine A sont répandues au point de constituer un sévère problème socio-économique. La carence en vitamine A est commune dans tous les pays dits « pauvres », c'est-à-dire en d'autres termes là où les habitants n'ont pas les moyens financiers ou matériels de se procurer des aliments leur permettant de pallier cette carence. Certaines organisations non gouvernementales prônent une meilleure éducation, une nourriture plus équilibrée avec un accès à des légumes riches en carotène, mais ils rêvent : quand ces populations, surtout les enfants, sont trop pauvres, ils n'ont pas vraiment de choix. Tout le monde peut imaginer un monde et une vie meilleurs dans son salon douillet en regardant des programmes de télévision débiles sur la croissance économique mirifique de l'Inde mais la réalité est tout autre, sans argent pas de salut possible. Aider financièrement des centaines de millions de personnes pour qu'elles aient accès à une nourriture équilibrée tient aussi du rêve. Cent millions de dollars distribués par des œuvres caritatives ça ne fera que un dollar, un jour seulement dans l'année pour cent millions de personnes, tout simplement négligeable…

Depuis 2002, toutes les expérimentations avec le riz doré tant avec des animaux qu'avec des humains volontaires ont montré qu'il n'y avait aucun risque sanitaire, c'est d'ailleurs le cas pour toutes les plantes génétiquement modifiées, en particulier le maïs dont les variétés génétiquement modifiées sont massivement cultivées dans le monde. Malgré ces évidences incontestables tant sur la plan scientifique que médical, des organisations non gouvernementales sont fermement opposées à la culture à grande échelle du riz doré qui pourrait sauver des vies. Ce sont pêle-mêle Greenpeace, le WWF, le Sierra Club, le European Network of Scientists for Social and Environmental Responsability, allez sur leur site, ça vaut le détour, le Center for Food Safety (USA) rémunéré par des associations hétéroclites défendant la nourriture dite « bio », le Non-GMO Project, la Union of Concerned Scientists ou enfin Terra Organica. Ces organisations obscurantistes ont instillé dans l'esprit des populations complètement nanties en regard des multitudes du tiers-monde des principes de précaution et de respect de la nature telle qu'elle a été voulue par le grand créateur de toutes choses, des idées totalement fausses et en complet désaccord avec les évidences scientifiques accumulées depuis plusieurs dizaines d'années. On se trouve dans une situation idéologique proche de celle des réchauffistes. Les hypothèses de travail sont fausses et l'idéologie a progressivement aboli la perception du risque en élevant sur l'autel de l'ignorance le principe de précaution.

Le risque est devenu subjectif, ces organisations criminelles ne considèrent plus les faits scientifiques mais se fient à la manière dont ils les perçoivent en accord avec leurs valeurs idéologiques parfois teintées de relents détestables de religiosité frisant le plus sombre des fanatismes – on croyait que les sorcières avaient disparu… Il s'agit d'une attitude particulièrement dangereuse quand elle est transposée dans les prises de décision gouvernementales justement sur la gestion des risques publics. Car quand ces organisations, je le répète criminelles, défendent avec passion ces idées fausses quitte à exposer des populations entières à d'autres risques beaucoup plus graves, nous avons le droit de leur demander des comptes et pas seulement pour les plantes génétiquement modifiées, dont le riz doré n'est qu'un exemple presque caricatural. Il en est de même pour le prétendu changement climatique, mais également pour l'opposition ouverte à la vaccination.

Selon ces organisations on doit laisser la nature telle qu'elle est. Le climat va changer parce qu'on brûle du pétrole, du charbon, du gaz et de l'uranium, cessons de gaspiller ces ressources nuisibles de par leurs effets (supposés) sur l'atmosphère. Les plantes transgéniques sont une invention diabolique qui a modifié la nature, il faut les interdire. Les vaccins modifient l’organisme, c'est presque aussi diabolique que les plantes transgéniques, il faut les interdire. Après tout, quelle importance si des millions de gens meurent et d'autres millions sont débiles mentaux ou aveugles !

Voilà en quoi consiste l'idéologie des organisations citées plus haut et en premier lieu Greenpeace et le WWF. Ces mêmes organisations ont orchestré la destruction de plantations justement destinées à tester de manière rationnelle et scientifique leur innocuité ou au contraire leur caractère nocif, car il reste encore quelques scientifiques honnêtes. Ces organisations criminelles ont fait en sorte que les laboratoires, pas toujours privés, ne puissent justement pas aller dans le sens opposé à leurs idées. Après leurs actes criminels, auxquels prirent part notamment José Bové, maintenant propulsé député européen, et l'actuel ministre français de l'énergie, de l'environnement et des moulins à vent, également comme Bové ancien faucheur d'OGM notoire, amnistié pour la cause écologiste, ce sont deux fameuses illustrations de la perversité de ces organisations qui acceptent sans état d'âme la mort ou la cécité de millions d'enfants et œuvrent pour appauvrir des millions d'autres personnes y compris dans les pays développés pour satisfaire leur grossier refus de la science par pure idéologie malthusienne et obscurantiste car il ne faut pas changer la nature. Leur registre a basculé dès le début de leurs actes criminels vers l'émotionnel et c'est porteur. La peur annihile tout sens critique, c'est bien connu. Le climat va se réchauffer, on va tous griller, cessons de piller la planète de ses combustibles fossiles. Les OGM sont dangereux, cessons de les cultiver. La peur est un argument tellement porteur que tous les moyens sont bons pour que ces ONG imposent leur loi sur cette base facile et démagogique. Triste monde devenu dévoyé par une mafia d'ignorants…

Inspiré d'un article de David Ropeik, Université d'Harvard, paru dans Scientific American.

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