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Idées pour des arts contemporains studies

Idées pour des arts contemporains studies

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En règle générale le symbolique est autant objet, hors de nous, que sujet, en tant que nous sommes impactés, voire construits par lui. Parménide nous avertit de la difficulté propre à ce sujet. S'agissant d'une absence symbolique de l'art, qui n'est pas sans effets en tant que violence symbolique, elle nous renvoie à nous même d'autant plus. « L’être est, le non être n'est pas » (Parménide) L'être n'a pas de contraire, le non être est inintelligible, impensable.

« les seules voies de recherche ouvertes à l’intelligence ; l’une, que l’être est. que le non-être n’est pas, chemin de la certitude, qui accompagne la vérité ; l’autre, que 1’être n’est pas : et que le non-être est forcément… route où [je te le dis, tu ne dois aucunement te laisser séduire. Tu ne peux avoir connaissance de ce qui n’est pas, tu ne peux le saisir ni l’exprimer » (Parménide)


LE PARADOXE DES ÉTUDES D'ART CONTEMPORAIN

Quand on examine une béance, un trou, soit au fond une privation, sauf à constater que c'est un manque, la difficulté est qu'on ne peut rien dire positivement d'un creux. Naturellement pour penser une privation on est amené à chercher en soi ce dont on est privé, dans sa subjectivité, dans ses valeurs et dans sa culture personnelle en tant qu'elle fonde son identité singulière. A cet égard l'ensemble de l'œuvre d'Aude de Kerros indique la voie et peut faire méthode.

On doit creuser en soi ce qu'on tient pour le meilleur pour lui donner forme et contexte autour de cette béance qui ainsi apparaît en tant que telle. C'est aussi l'opportunité de partir à la recherche de fondements anthropologiques de la culture, fondements nécessairement enracinés dans le corps, les sens et l'anatomie en dernière instance, de plus il ne reste que ça d'inattaquable, pour l'instant du moins, malgré les assauts du genre et du transhumanisme. L'art contemporain historique fut le laboratoire, dans le champ de l'art et du symbolique de le confusion cognitive qui règne massivement actuellement.


LA QUESTION DE L'ART ET DE LA SUBJECTIVITÉ DES REPRÉSENTATIONS

La question de la forme d'art qui domine une époque est une question rayonnante dans tous les champs de sciences humaines : psychosociologie, psychologie, anthropologie, économie, politique et aussi l'efficace marketing dont l'épistémologie reste à faire. Elle est à l'image d'une sphère dont on ne peut en première instance que parcourir une circonférence ou une autre, armé pour cela, d'un concept directeur pour ne pas s'égarer dans une autre circonférence ou ramification de sens. Il est vain d'en chercher le centre soit une définition absolue, l'art sociologiquement parlant se conçoit en rapport avec une entité particulière. Aussi l'art est tout autant subjectif dans son effet qu'objet ou œuvre matérielle observable. Le symbolique est autant objet, hors de nous, que sujet en tant que nous sommes impactés, voire construit par lui. Toute question à son propos s'inscrit ainsi dans une boucle psychosociale. Nous évoquerons transversalement et rapidement les disciplines citées plus haut. Quant à la sociologie quantitative du côté du public, il suffit de compter les entrées spontanées dans les musées d'art contemporain.

On parle ici de boucle psychosociale car en matière d'art se pose la question suivante : où commence l'art et son influence ou commence le sujet associé ? Il s'agit d'un problème de frontière (Quel est le rôle de l'art dans la représentation du sujet abordé ? Si ce n'est dans sa constitution quand on parle de soft power) Une part de subjectivité introspective est requise pour la poser un tant soit peu cette frontière, en restant cependant sous le contrôle de la neutralité axiologique chère à Max Weber, tout autant que des préconisations de Husserl pour la méthode phénoménologique qui autorise l'introspection libre. Dans le présent article le couple art et commerce est abordé mais il en existe d'autres : art et pouvoir, art et normes, art et géopolitique cela à l'infini car l'art est au cœur des phénomènes de communication et de séduction. A cet égard on peut en dire, à grands traits, que fonctionnellement et sociologiquement dans nos sociétés il est désormais incarné par la publicité.


L'ART ET LE POUVOIR

Posons que de tout temps l'art officiel a été l'auxiliaire et la séduction du pouvoir ou d'un pouvoir temporel ou spirituel. Cela universellement et non seulement pour les pires régimes du 20ème siècle qui en ont fait un usage peu subtil mais efficace avec l'apparition de la propagande et des médias de masse.

Au fond l'artiste ne prend une place visible dans la société que étant associé à un pouvoir dont il assure le prestige et véhicule les normes. Au fond il écrit les mythes fondateurs, bâtit les édifices, démontrant la puissance du prince, sculpte les héros dont l'exemple ruisselle par mimétisme, de proche en proche, dans toute la société. A cet égard une question en forme de boucle est la suivante : l'art dominant d'une époque est-il performatif, normatif ? On dit aujourd'hui prescripteur. Fabrique-t-il les mentalités ou est-il davantage une représentation de celles-ci qui, en quelque sorte, lui précéderaient ? Je penche pour l'hypothèse que l'influence de l'art est sous-estimée car discrète et subliminale en tant qu'influence. Elle l'emporte, associée à la pensée officielle congruente, sur l'expression qui émanerait spontanément de la population. Cela sans exclure un accord possible mais l'initiative de la proposition reste aux artistes et au pouvoir sinon politique au moins économique. On peut imaginer que dans la France agricole de 1964, la cuvette de Duchamp rééditée n'est pas une émanation d'une ferveur populaire.


L'ART CONTEMPORAIN ART OFFICIEL DU COMMERCE

Démontrer que l'art contemporain est un art officiel semble impossible, quel(s) pouvoir(s) servirait-il pour quelles fins ? Hormis les faveurs institutionnelles, faciles à constater, ce qui caractérise en dernière analyse un art officiel est son impact psychologique, psychosocial voire politique.

Dans son fondement, il se réclame de Marcel Duchamp et de l'art conceptuel non rétinien. Globalement non figuratif, visuellement et émotionnellement inintelligible, au service d'un concept premier par rapport à l'œuvre, il n'est pas un langage commun. Comment un art si peu regardé par le grand public peut-il jouer le rôle d'art officiel ? Il le peut par défaut négativement et par privation en occupant la place de l'art intelligible visuellement et émotionnellement. Il est transgressif et choquant à l'origine et toujours, il est bien sourcé que la première exposition du genre à Berne, qui logiquement a fait scandale, a été sponsorisée par Phillip Morris (cf. "quand les attitudes deviennent formes" dont le titre est comme une sorte d’aveu de l'époque à venir). Tout se passe comme si par privation de références communes, le champ de l'art en tant qu'il est fournisseur de modèles et valeurs avait été investi par le marché.

A propos de Duchamp, il est difficile de conclure de façon univoque tant la subjectivité a voix au chapitre en matière d'art. De fait son geste ironique ou question en 1917, répété à l'infini et muséifié à Beaubourg se mue en norme que l'on peut intituler casser les codes. On peut dire aussi contextuellement et symboliquement que la mise en avant dans la lumière et au musée du ready-made peut préparer les esprits à une esthétisation de la marchandise et de la consommation.

Tout se passe comme si le but de l'art contemporain, par privation de références communes et par conséquent d'identité et d'habitus, était d'organiser et de gérer la frustration à l'instar de la publicité. Autrement dit de canaliser l'énergie vers la consommation. Energie dont on fait en sorte qu'elle soit inemployée. L’envie crée le besoin est un grand principe du commerce, l'envie précède le besoin de tel ou tel objet sur lequel il a focalisé. Il s'agit de faire en sorte que le désir qui est énergie au fonds se cristallise sur un objet, puis se transforme en pulsion d’achat irrépressible. Globalement, vu dans sa fonction sociologique ou ce qu'elle devrait être, l'art contemporain est l'art frustrant, émotionnellement, sensorielle ment, spirituellement. La frustration déséquilibre, elle crée une sorte d'appel d'air et la vitalité se concentre alors dans ce qui reste possible, l'envie d'obtenir une chose ou une autre. L'art contemporain est une publicité générale pour la consommation. Le désir ou, plus clairement l'excitation, est au fond production d’énergie corporelle ou psychique annonçant un acte qui va se décharger et se cristalliser en un acte de consommation faute de mieux.


LE STREET ART EN TANT QUE PHENOMENE PSYCHOSOCIAL. EXEMPLE D'INTERIORISATION D'UNE SITUATION

On peut constater que personne n'échappe au contexte psychologique et social dominant, nous sommes comme des gâteaux dans de petits moules, on n'est pas obligé d'épouser la forme du moule, on peut développer une identité singulière, mais tout le monde est dans le moule quand même et ne peut s'en abstraire totalement. Les architectes du contexte nous manipulent à notre insu. Le contexte est plus déterminant que le moi. Pour exprimer le rapport entre le collectif et l'individuel par une image, on dira que le contexte est aux gens ce que le moule est au gâteau : tous les gâteaux n'épousent pas la forme du moule mais tous les gâteaux sont dans le moule.

Dans une analyse symbolique qui a son importance quand il s'agit d'art et de communication, l'art figuratif finalement toléré et possible est le street art. Il n'est pas une menace pour l'art officiel puisque son support est le mur, support éphémère et non muséalisable. Symboliquement l'art officiel conceptuel met l'artiste figuratif à la rue, hors la loi. Qu'il s'exprime sur les murs a ses risque et périls ! Par le territoire culturel qu'il occupe, l'art d'Etat (se voulant officiellement à la pointe de la soit- disante subversion) légitimé par à son poids économique et institutionnel, entretient de façon perverse la confusion cognitive entre illégalité et subversion. Son poids économique est apparent car ce ne sont que très peu qui s'achètent entre eux et font la cote. Il perpétue de façon hypocrite la figure de l'artiste maudit en se réservant bourgeoisement la toile et les galeries, le musée, les medias et les fonds publics. tout en effaçant les œuvres et en poursuivant les artistes de street art discrètement en sous main.


L'ART CONTEMPORAIN EN TANT QUE PRISE DE CONTROLE DE l'ART

Pierre BOURDIEU : « La violence symbolique est une domination sociale. C'est un processus de soumission par lequel les dominés perçoivent la hiérarchie sociale comme légitime et naturelle. Les dominés intègrent la vision que les dominants ont du monde. Ce qui les conduit à se faire d'eux-mêmes une représentation négative. »

L'absence symbolique de l'art est le comble de la violence symbolique (au sens de Pierre BOURDIEU), cette vacuité officialisée exprime la fin de l’autorité, de l’exemplarité, de l'art, de l’éducation, de l’élévation personnelle et sociale par le talent, de la culture, de l’histoire et de l'estime de soi en dernière analyse.

Un art officiel désigne par analogie ce qui officiellement beau et vrai, ce n'est jamais sans conséquence car personne ne veut être désigné comme vulgaire et dans le faux et être exclu de la cité. Ce qu’on appelle aujourd’hui les codes. L’esthétique, la mode, soit le chic, autrement dit la manière d'être officielle donc socialement admise et identifiable fait le passage entre l'art et la manipulation sociale, entre le symbolique et le politique.

Le puissant et profond concept de Pierre Bourdieu de violence symbolique est opérant pour ce contexte actuel tout différent de celui d'une société structurée, voire rigide, qui a donné lieu à son élaboration. Dans le sens que privé de modèles lisibles et imitables socialement admis ou au moins immanents - modèles qui font lien quitte à les critiquer et à les contester et à fournir de contre modèles en réaction - la société erre, son image est vacante à l'instar d'un monochrome blanc. Cependant la tendance à l'imitation reste intacte et perdure ainsi que le désir de modèles exemplaires (sinon le besoin anthropologique de modèles symboliques d'identification qui ne reste pas longtemps vacant.) Le marché se charge alors de les fournir, la mode investit le champ de l'art ce qui justifie ses marges, la publicité et les influenceurs placent leurs produits et prescrivent des attitudes qui s'incarnent, deviennent formes en effet. Les marques fournissent aux jeunes les repères d'intégration à la communauté humaine, repères naguère fournis par les artistes au profit de la société constituée. Tout cela étant observé froidement avec distance axiologique en tant qu'état de fait superstructurel à fin de comparaison et de mise en lumière par contraste avec le monde ancien. Toutes les critiques à propos de la puissance de l'art officiel sont recevables et pertinentes néanmoins l'art officiel perdure au service du commerce généralisé dit "ouverture de marché".


LE PERVERS NARCISSIQUE FIGURE CLEF POURLA LECTURE DU PHENOMENE

Pour conclure, on en revient à Parménide et à sa préconisation pour le non-être qui est littéralement impensable. On ne peut que le cerner par contraste à partir de l'être et des étants existant positivement dans les deux sens intimement liés du terme (en plein et non en creux et de façon bénéfique). Cela s'applique au problème du pervers narcissique dont la figure est centrale pour une lecture critique du phénomène dit d'art contemporain historique (entre 1960 et l'apparition d'internet qui a atténué l'omerta autour de l'art officiel conceptuel par la diffusion massive des images concurrentes).

A défaut de susciter l’adhésion, quand on n’a rien à donner et tout à prendre, reste la provocation. La provocation est un simulacre, une inversion morbide de la relation qui doit être bénéfique sur un plan ou un autre par définition. Positivement, dans le sens du plein, du lien, de ce qui sert la vie, participe au lien, de ce qui est ; plutôt négativement en l’occurrence dans le sens du creux, de l'entropie, de la dispersion, du mal en tant que non être. Négativement donc au lieu de positivement. Le pervers narcissique est une des figures clef de l’art contemporain, comme le démontre brillamment Christine Sourgins dans son livre Les mirages de l’art contemporain. Au sens strict il est son masque, le pervers narcissique est devenu son masque, le masque s'est incrusté, il s'est identifié à la longue à son personnage. Le point de non-retour est dépassé.

Masque provocant, outrageant, montrant sa richesse, voulant à tout prix attirer l’attention, m'as-tu vu ? Masque derrière lequel se cache un autre masque, celui de la bonne conscience auto générée de l'éclaireur du peuple, ou celui du monsieur qui fait partie du milieu et qui le critique un peu lui-même selon la technique de l’escroc pour susciter la confiance, masque derrière lequel se cache un autre etc. ainsi de suite à l'infini. Le fil conducteur c'est une absence : le cœur n’y est pas, l'intention n'est pas bonne, c'est froid comme la mort

Si on pouvait faire tomber tous ces masques, ce dont le pervers narcissique a le plus horreur, on trouverait le vide, la platitude. Le pervers narcissique, insatisfait de lui-même, suffisamment intelligent pour comprendre ses limites, veut jouer dans la cour des grands, alors il vit dans cette surface théâtrale, cette bi-dimensionnalité de l’image sociale. Il s’y enferme petit à petit, la manipulation lui donne des sensations de génie, sensation seulement, il lui faut un public à tout prix, c’est vital. C'est un être a deux dimensions, il n’est pas réel, il lui manque la troisième celle du cœur et de la sensibilité, seul compte la manipulation et la chosification des gens à son profit intellectuel et matériel. Il s’est identifié à une idée de soi et tout le reste s'est atrophié neurologiquement parlant. Le public est là pour le conforter compulsivement à chaque instant dans son personnage théatral, autrement dit dans son ego de tout puissant, dans cette idée de soi.


L'ART CONTEMPORAIN ADEQUAT POUR UNE GOUVERNANCE PAR L'HUMILIATION

On peut parler de sidération, mais on comprend mieux si on parle de découragement. Dans le commerce, dans sa forme la plus agressive, il s'agit de faire de la marge sans place pour l'empathie. Il s'agit donc autant de dynamiser l'acheteur que de décourager le fournisseur. Si on « casse les arguments du fournisseur, on le casse ». En l'espèce si on casse son esthétique, en lui démontrant que socialement elle est obsolète, par l'exposition permanente au non-art, on le casse aussi, plus en profondeur encore. Il y a clivage, confusion ou dissonance cognitive dans le sens que c'est soit le plug anal ou le vagin de la reine que l'on nous met sous les yeux, qui est l'art d'aujourd'hui et on est de son temps mais on se trahit alors soi-même ou c'est encore Versailles, le grand art classique et l'art moderne. Dans les deux cas, il reste la suggestion est que quelque chose nous échappe, on est "has been". On est dans une position déplaisante et dévalorisante de harcèlement moral. D’autre part symboliquement en termes d’exemplarité le message est clair, on n’a plus besoin de talent, il n’y plus d’ascension sociale par le mérite, on est du mauvais côté de l'histoire en marche. On peut bien gagner sa vie en couvant un œuf désormais. François Hollande a visité au Palais de Tokyo le dimanche 2 avril 2017 l'artiste Abraham Poincheval en train de couver un œuf.


CONLUSION A PROPOS DE LA CONFUSION COGNITIVE ORGANISEE PAR LA REPETITION A l 'INFINI DE LA CONFUSION SEMANTIQUE

Ce non-art humiliant tant par ses sujets choquants, que par l'absentement d'un art authentique source de fierté, fut l'instrument d'un mépris de classe par lequel populaire a été amalgamé massivement à populiste.

Le contre-emploi systématique du terme populiste pour populaire et simultanément de art contemporain pour art, synonyme de art de l'époque et en pratique du seul courant conceptuel auto proclamé comme digne de mémoire, ont désigné les catégories sociales à bannir dans le sens du triangle de karpman (victimes-persécuteurs-sauveurs).

La suggestion induite par vocable art contemporain, répété de fait à l'infini par la citation médiatique et intellectuelle, inséré dans le contexte des références communes ordinaires, est qu'il s'agit de l'art majeur de l'époque digne de mémoire et d'être au musée. Ce processus de décantation naturel de museification a été savamment et méthodiquement orchestré, en quelque sorte à l'envers ("professionalisation" de la critique d'art, enseignement technique sous contrôle universitaire, institutions et musées complaisants, amateurs devenus oligarques et "taste maker" par le biais de leur médias, ostracisme hors des foires des galeries de conception "classique" telle que la galerie Claude Bernard, création de musées du contemporain FRAC etc.)

Les principales étapes structurelles de cette mainmise systémique de l'état et du marché sur l'art visible sont :

  • La création par Malraux d'un ministère valise de la culture ayant une définition et mission, pétries de bonnes intentions, mais floues
  • Le décret fondateur du 24 juillet 1959, rédigé par Malraux lui-même, donne à ce ministère aux termes de l'article premier du décret la « mission de rendre accessibles les œuvres capitales de l’humanité, et d’abord de la France, au plus grand nombre possible de Français, d'assurer la plus vaste audience à notre patrimoine culturel et de favoriser la création des œuvres l'art et de l'esprit qui l'enrichissent ».
  • Le même Malraux met fin à l'occasion des événements de mai 68 au système des Beaux-Arts et à l'académisme, jusqu'alors l'enseignement technique était prodigué par des artistes dans leurs ateliers respectifs.
    Concours et prix de Rome sont supprimés en 1968. L'Académie des Beaux-Arts et l'Institut de France perdent alors la tutelle de la Villa Médicis au profit du ministère de la Culture.
  • À la rentrée scolaire 1968–1969, le ministre de la Culture soustrait l'enseignement de l'architecture à la tutelle de l'Académie des Beaux-Arts et crée une douzaine d’"unités pédagogiques d’architecture" (U.P.A.) sur tout le territoire.
  • Puis Lang crée les frac drac etc. et, moins connu, le corps discret mais influent des inspecteurs de la création.
  • S'y ajoute sous le magistère socialiste la fachisation du beau et de la peinture conformément au propos d'Adorno "Ecrire un poème après Auschwitz est barbare.". Adorno disait également "La tâche de l'art aujourd'hui, c'est de mettre du chaos dans l'ordre", force est de constater la réussite de cette injonction.

Lionel Borla, artiste peintre
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Histoire d’un scabreux compagnonnage à l’Académie des Beaux-Arts
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Natacha Kolson, peintre et décoratrice de l'âme
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