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Tous les matins, en se rasant, Macron se rêve en Zelensky

Tous les matins, en se rasant, Macron se rêve en Zelensky

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Macron ne peut plus se rêver en président en se rasant le matin puisqu’il a été élu deux fois au poste suprême. Ses rêves de petits garçons ont tous été atteints : il a épousé sa maîtresse d’école, il a fait président comme dirait l’autre tellement fier de sa Rolex, … que lui reste-t-il comme ambition ? Il ne peut tout de même pas faire son Giscard et se rêver président de l’Europe ! Et pourquoi empereur intergalactique pour enfin se régner sur la face cachée de sa lune ? Non, qu’on se le dise, Macron se rêve en Zelensky quand il se regarde le matin dans la glace de la salle de bain, manipulant son menton entre ses doigts et se trouvant vraiment fait pour le premier rôle. Il veut être chef de guerre ! Il fait mine de se plaindre de n’avoir que des crises à gérer lui qui voulait tant réformer le pays en donnant des coups de pieds dans les rentes de situations… En réalité il se frotte les mains. La covid fut bien sûr une bénédiction, mais heureusement il y a aussi le climat et même la vraie guerre là-bas en Ukraine. Le rôle de sa vie se rapproche.

Il a tout pour faire un bon Zelensky. D’abord tout le wording est prêt. Il a sauté sur l’occasion de la Covid pour balancer : Nous sommes en guerre. Et récemment à l’aune de la crise ukrainienne, il fut tellement fier de rassurer en inquiétant en même temps en proférant : je veux créer une économie de guerre… Le tout accompagné de cette gravité qui côtoie le pathétique sans gêne. Il s’est également doté de tous les outils managériaux du guerrier : à chaque problème il suffit de réunir un conseil de défense. Après la crise sanitaire, la crise énergétique, la crise climatique on peut s’attendre sous peu à un conseil de défense sur tout et n’importe quoi. Mais bien sûr, jamais de conseil de défense sur la crise migratoire ou sur la guerre civile latente que nous vivons sur notre territoire. Il dispose également bien sûr de tout l’attirail des délires jacobins d’un dictateur à la petite semaine : couvre-feu, confinement partiel ou total, etc. Il n’aurait jamais cru cela aussi facile. Il a donc le wording, les outils managérieux, il lui manque juste les fringues, la fameuse panoplie de guerrier. Il avait fait quelques essais il y a quelques mois plutôt que de faire campagne en arborant un sweat-shirt noir du commando Parachutiste de l'Air no 10 (CPA 10) de l’armée et une mine mal rasée. Beau souvenir d’une séance de shooting dans les dorures de l’Elysée. Mais, ce n’est pas suffisant, à coups sûr il rêve d’avoir lui aussi comme son héros, le teeshirt kaki qui moule les pecs.

Macron se frotte donc les mains de la décision atlantiste d’organiser une nouvelle guerre froide pour longtemps. Il aura son heure de gloire, son moment d’intimité avec l’Histoire. Il est prêt à devenir notre Volodymyr à nous. Il se voit déjà avec un ton grave s’inviter aux Grammy awards en duplex pour appeler à l’aide le peuple américain, pour donner sa liste au père noël et obtenir les dollars qui lui manquent. Il se voit déjà passer en revue ses troupes et donner ici ou là une tape sur la joue ou une caresse sur les pectoraux du soldat. Il pense aux films que l’on pourrait faire sur lui après. La chance lui sourit depuis tellement longtemps maintenant que ce serait bien le diable qu’il n’ait pas sa vraie guerre à lui, il en salive déjà derrière ses dents du bonheur.

Pour l’empêcher de nous précipiter dans la guerre qui lui donnera le premier rôle, je ne vois qu’une seule chose, lui donner le job de Volodymyr mais pas l’actuel, juste celui d’avant Maïdan et la politique, celui des plateau TV, des séries TV. Il a tout pour être une star du petit écran : il joue faux et il est content de lui en permanence. Pour éviter la guerre, faisons simplement un switch entre Hanouna et Macron. Quitte à accompagner le déclin de la France autant s’éviter la guerre qui encrera dans nos livres d’Histoire le gosse mal élevé de l’Elysée, ce serait une façon de le remettre à sa place d’en faire une star du PAF et basta. Et avec Hanouna aux commandes du pauvre pays, la médiocrité nous rappellera Hollande avec presque une pointe de nostalgie et puis on aura le président qu’on mérite n’est-ce pas ?


Macron rêve d’une Europe trans
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Fin de la Nouvelle-France (1689 – 1763)
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Le système et sa créature, Emmanuel Macron
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