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MN prend la marge et revient en septembre


Beaucoup de questions et peu de réponses

Beaucoup de questions et peu de réponses

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Nous savons maintenant avec un assez bon degré de certitude que nous sommes physiquement mortels, que notre planète est au centre du référentiel qu’on veut bien lui donner, qu’il y a d’autres planètes dans le système stellaire, qu’il est difficile de concevoir l’infiniment petit comme l’infiniment grand, que les hommes sont très semblables, mais en même temps très différents, qu’ils se battent souvent et parfois par plaisir, que l’amour existe et la haine aussi. Plus tout ce qui peuple nos bibliothèques et dont il n’est pas toujours certain que cela soit bien certain.

Mais ce que nous ne savons pas est tout aussi intimidant : la forme, la taille et même le nombre d’univers, son origine et celle de la vie, ce que sont la matière, l’énergie, la lumière et le temps, les limites de notre espérance de vie ou si nous sommes immortels, le nombre d’espèces vivantes ou ayant vécu sur Terre, s’il en existe ailleurs que sur elle, à quoi ressemble Dieu et si cette question peut même se poser, etc… Nous ne savons également rien non plus sur les questions que nous ne pouvons concevoir ou sur les domaines de la réalité et de la pensée que nous ne connaissons pas encore.

Mais pourquoi sait-on aujourd’hui précisément ceci et pas cela ? Est-ce seulement le fruit du hasard ou de la nécessité qui nous a amené à connaître ci et pas ça ou de l’enchaînement de découvertes ? Quelles sont les limites de tout notre savoir et pourquoi, si elles existent, sont-elles ce qu’elles sont ? N’est-on pas sûr que ces limites soient atteignables ? Autrement dit, ne les repousse-t-on pas à force de tenter de les approcher ? Et quel homme sera capable de tout connaître, même dans les grandes lignes ? Est-ce que cela veut dire que la connaissance n’aura de sens qu’éparse ? Peut-on aussi penser l’avenir alors que nous ne nous accordons que rarement sur le passé, encore moins sur les leçons à en tirer ? Saint-Exupéry disait qu’il ne servait à rien de prédire l’avenir, mais qu’il fallait plutôt le construire. Ne serait-ce pas une partie de la destinée humaine que de découvrir qu’elle forme une entité qui soit sa propre raison d’être ?

Pourquoi savons-nous ce que nous savons et ne savons-nous pas ce que nous ne savons pas ? Il semble que la question écologique soit aussi la bonne occasion de faire le point là-dessus et que nous manquons de vision prospective.

Projet de viaduc - Grégoire Bignier

Futures figures
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L’architecture écologique n’existe pas sans l’Homme
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Lionel Borla, artiste peintre
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