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MN revient en septembre, en attendant, fouillez dans nos 8 ans de textes


Le lacet rouge

Le lacet rouge

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La mort de Samuel Paty est digérée, comme le furent avant lui la tuerie de Toulouse, les attentats de Charlie, la mort du Père Hamel, l’attentat de Nice, la mort des jeunes filles à la gare de Marseille, et quelques autres qui ne me reviennent pas immédiatement à ma mémoire. Heureusement, rassurons-nous, pour ceux qui regrettent que les leçons n’aient pas toutes été tirées, nous avons d’autres chances à saisir devant nous pour parachever notre prise de conscience collective de l’incompatibilité de l’Islam avec notre civilisation occidentale. En effet, cela m’étonnerait fortement que quelques barbus décérébrés par les prêches haineux des sectes salafistes ne tentent pas l’aventure d’un égorgement d’un quidam au hasard de leurs déplacements déconfinés hors de leur ghetto. Nous vivons avec cette épée de Damoclès au-dessus de la tête, ou plutôt le cimeterre ou le simple couteau de cuisine.

C’est pourquoi il n’est pas interdit d’avoir des idées, même des foireuses. J’avais déjà eu l’idée stupide, il y a quelques années, de nous signer à chaque personne croisée en panoplie d’islamiste, un signe de croix pour conjurer le mauvais sort en quelque sorte. Et bien aujourd’hui, c’est dans les usages des jeunes gens de la révolution que je vais puiser une idée tordue. Juste après la Terreur, des bals de victimes furent organisés. Ne pouvaient y participer que des jeunes gens dont des parents ou des proches avaient été guillotinés. Une façon de prouver ses lettres de noblesse… Dans les détails vestimentaires, on trouvait souvent un ruban ou un lacet rouge porté autour du cou, à l'emplacement où la lame de la guillotine devait couper.

Vous avez compris, je propose que nous organisions des bals de futures victimes avec ce même lacet rouge autour du cou, un bal donné pour un député ou un ministre à chaque fois. Ce ne sera pas plus une incitation à l’égorgement que la minijupe est une incitation au viol. Il est vrai que les barbares, que le capitalisme importe sur notre territoire via l’aide des humanistes humanitaires, idiots utiles, ne font pas dans la nuance et ne sont pas réputés pour leur subtilité…

Dans ce bal des futures victimes, l’égalitarisme dans la mort rapprochera bien sûr et l’effet roulette-russe pimentera la soirée. Qui sera le prochain ? La fièvre des samedi soir nous fera perdre la tête. Idéal pour tous ces bobos de souche qui ont trop une gueule de victime, ces bouffons ! Les plus téméraires pourront opter pour un tatouage à exhiber en permanence aux chalands oisifs et désœuvrés qui sont autant de chances pour la France. Il faudra alors préférer le modèle avec pointillés et une paire de ciseaux indiquant la marche à suivre. Cela rendra accessible la décollation, à portée de main si j’ose dire. Pas plus compliqué que de monter un meuble ikéa. La petite clé magique sera juste à remplacer par un bon coutelas.

Nous sommes dans les années de plomb depuis Charlie. On ne peut pas attendre après les médias pour le réveil salutaire des consciences. Les réseaux sociaux sont caricaturés comme un vaste comptoir de complotistes. Je ne sais si le mauvais goût du bal des victimes parviendrait à réveiller une classe politique tétanisée par la peur de devoir gérer une guerre civile sous son mandat, une classe politique obsédée par la sourde volonté de laisser le sale boulot aux générations suivantes. Mais nous nous serons un peu amusés et nous nous serons peut-être réservé une petite place dans un livre d’histoire de la seconde collaboration française au chapitre « drôles de résistants » …


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