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Écrire, c’est la liberté ? Foutaise…

Écrire, c’est la liberté ? Foutaise…

Par  


LA VERITE SUR L’AFFAIRE HARRY QUEBERT
Prix Goncourt des Lycéens 2012 et Grand Prix du Roman de l’Académie Française
2ème roman de Joël DICKER, né à Genève en 1985

Le prétexte


Le cadavre de Nola, 15 ans, est découvert trente ans après sa disparition, dans le jardin d’un célèbre écrivain, Harry Quebert. Elle y a été ensevelie serrant contre elle le manuscrit des « Origines du Mal », le grand roman d’amour qui avait fait la gloire d’Harry.

Marcus Goldman, jeune écrivain talentueux mais en panne d’inspiration, accourt auprès d’Harry qu’accuse l’évidence des faits. Il mène une enquête obstinée et reconstitue les jours témoins de l’amour passionnel qu’éprouvait la jeune fille pour l’homme de 18 ans son aîné dont elle devenait la muse inspiratrice.


La perspective


Un roman de près de 700 pages qui donne à réfléchir sur l’écriture, mais aussi le portrait d’une Amérique étranglée entre puritanisme et permissivité, des années 70 à l’orée des élections du Président Barak OBAMA, et l’étude psychologique du lien entre deux « grands » écrivains, un mentor et son disciple, naviguant sur un entre-deux d’imposture et de sincérité absolue.
Bref, un délice pimenté d’angoisse soit, je vous l’assure, une lecture jouissive assurée pour tous ceux qui s’interrogent sur l’écriture.

Car, tout le monde sait écrire mais être lu, c’est une autre histoire. Si l’envie vous taraude, les questions du pourquoi, comment et pour qui, se posent vite. Le champ des possibles est vaste et les moyens mis en œuvre, les concessions acceptées, les moyens employés, le support élu resteront essentiels.

Vous voulez écrire ? Si vous visez le roman, ultime entreprise, seuls les autres pourront vous déclarer « écrivain ». Vous n’existerez qu’à travers les liens que voudront bien tisser les récepteurs. Écrire, c’est la liberté ? Écrire, c’est être dépendant de ceux qui vous lisent et de ceux qui ne vous lisent pas. Si nous étions libres, nous serions heureux. Personne n’est libre. Nous sommes prisonniers des autres et surtout de nous-mêmes. (Encombrés de nous-mêmes comme disait Romain Gary ?).

À vous de voir


Lire, c’est accueillir, découvrir, ressentir, et… partager ou juger, exclure ? Ah enfin un verbe d’action tendance, LE VERBE d’un chantier planétaire. En ce qui me concerne, je vous invite à vous plonger sans tuba ni détendeur dans cette vérité ( ?) sur l’affaire Harry Quebert et à gager pour la survie d’une littérature authentique… si elle existe.

Et sur ce site choisi, consacré et forcément connoté, je prends le risque de tuer en moi l’illusion de la puissance bienveillante de la communication virtuelle. Car chacun attend l’autre. Toujours.

Établir un pont entre les absences. Prétention ou appel sincère aux différences ?

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