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MN prend la marge et revient en septembre


En 2005 non plus le Gender n’existait pas

En 2005 non plus le Gender n’existait pas

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Momo est mon ami. Nous nous connaissons de longue date. Momo est très sensible. Il souffre trop souvent de ces réflexions qui lui sont adressées sur fond de racisme. Il aime la France et garde toujours au fond du cœur la couleur du ciel de son pays d’origine. Nous avons le sang chand, et des points communs. Somes nous toujours tolérants ? Ca se discute… Actuellement, nous discutons plus que jamais. Nous avons fait semblant d’ouvrir un café des commères où assis autour de tasses de café fumantes, entourés d’une grosse pile de journaux, nous commentions les nouvelles de ces dernières semaines. Le jeu consiste à marquer des points chaque fois que l’on trouve une info difficile à avaler.

 

Il y a du gag sous les plis de l’égalité

Tout à coup, j’ai cru que Momo allait s’étouffer : « Tu sais quoi ? Les homes vont porter des jupes ! Tiens regarde les photos. Il était question d’un « designer » (NDLR en 2005) pour qui la jupe est un « vêtement 100% masculin. » J’en ai eu les jambes coupées. J’allais reprendre mon souffle pour finalement essayer de trouver une justification à l’égard de tous ceux qui dans l’Histoire ou dans le monde aujourd’hui ont porté ou portent une jupe. Impossible d’aller plus loin. Surtout pas jusqu’à penser ce que certains écrivent : ils la trouvent « plus pratique que le pantalon » ! Il y a du gag sous les plis de l’égalité puisqu’une des justifications tient dans la formule « les femmes ont pris nos vêtements, il n’y a plus qu’à prendre les leurs. »

 

La mort du signe

Comme pour attester de la réalité, une personne de confiance vient me dire à ce sujet, qu’elle en croise souvent un qui en a une ! C’est le moment que choisit Momo pour me passer sous le nez une autre feuille. Sur celle-ci, il était question de culture : une version très virile du Lac des Cygnes vient d’être présentée au Théâtre Mogador à Paris (NDLR : en 2005). C’est une volée d’hommes qui vient raconter l’histoire du prince amoureux de la princesse. En quelque sorte les « Ty-types » remplacent les « tutus ». Cela fait très mâle sûrement. Petit détail que souligne Momo en reprenant l’avantage : « Ils sont habillés en pantalon de fil de laine blanche ! » Et là, dans sa logique, qui est aussi la mienne, il me dit d’un trait : « comment faire pour y comprendre quelque chose si maintenant la mode vante la jupe pour l’homme à la vile et le pantalon sur scène pour des rôles habituellement joués par des femmes ? » Impossible de soutenir le dialogue. Le prince et le cygne noir quittent la scène et nous laissent sans repère. C’est en quelque sorte la mort du signe. La fin de la reconnaissance des signes que nous connaissons. Vous sentes, vous aussi, la chair de poule vous envahir devant cette pantalonade montée par des faisans, n’est-ce pas ?

Heureusement, Pilou est arrivé sur ces entrefaites et dans un grand rire nous a rassuré en rugbyman accompli : « le cochon est dans le maïs, mais rien n’est perdu ! »


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