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L'Europe dhimminuée en Turquie

L'Europe dhimminuée en Turquie

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Le président du conseil européen et la chancelière allemande se sont rendus, ce samedi, dans le sud-est de la Turquie, pour visiter un centre d'accueil de réfugiés. Malgré les efforts surréalistes des reponsables européens pour faire bonne figure, la tension entre l'Europe et la Sublime Porte est évidente.

Pour faire face à l'afflut de syriens, l'Europe n'en est plus à ses premières couleuvres, servies par Ankara. Pour rappel, en application des accords conclus en mars dernier, l'Europe s'est engagée à relancer les négociations d'adhésion avec la Turquie et verser son tribut au grand Turc pour 6 milliards d'euro. En contre-partie, la Turquie doit accepter de l'Europe le retour de tous les syriens passés sur son sol pour rejoindre l'UE depuis le 20 mars. Il est cependant prévu, que pour chaque immigré renvoyé en Turquie, un autre quittera le sol turc pour le remplacer. Que de dépenses pour ce jeu à somme nulle !

Lors de la rencontre, Angela Merkel a rappelé son souhait de voir l'établissement, à la frontière syro-turque, de zones qui pourraient accueillir de nouveaux réfugiés ; c'est la destination annoncée des fonds versés par l'Europe. La chancelière allemande est actuellement en difficulté, tiraillée entre les autoritées turques et son opinion publique, dans l'affaire d'un satiriste allemand poursuivi pour avoir dépeint Erdogan comme zoophile dans un poème. Logique dans ces conditions que Merkel s'efforce ne faire le moins de vagues possible lors de ce déplacement.

De même, lors d'une conférence de presse, le président du Conseil européen, Donald Tusk, a su faire preuve d'une déférence extrême à l'égart de la Sublime Porte. Celui-ci a notamment salué l'exemple turc comme "le meilleur exemple, pour le monde, sur la manière dont nous devrions traiter les réfugiés", à contre-courant de nombre d'observateurs. Parmi ces derniers, Amnesty International accuse Ankara d'avoir renvoyé des réfugiés en Syrie, pourtant toujours en proie aux combats, en dépit du cessez-le-feu négocié par la Russie.

Que retenir d'autre de cette rencontre euro-turque ? Rien. Rien, si ce n'est que le Premier ministre Ahmet Davutoglu n'a pas cédé une once de concessions sur ses revendications et notamment la principale : la dispense de visa aux nationaux turcs. La commission européenne ne doit se prononcer que début mai. Dans l'attente de la décision, le gouvernement du grand Mamamouchi Erdogan fait monter la pression sur l'Europe et menace de se retirer de l'accord sur les réfugiés.


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