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Le Roy est vivant, vive le Roy !

Le Roy est vivant, vive le Roy !

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Depuis le 18 juin, Juan-Carlos, l'emblématique Souverain qui a rétabli la démocratie en Espagne, n'est plus Roi. Grâce au Ciel, ce héros des libertés ne nous a pas quitté, il a simplement décidé de quitter le trône. Déjà, 2013 fut l'année des abdications : Beatrix des Pays-Bas, Albert II de Belgique ont participé à cette vague initiée par le chef d'un autre État, celui du Vatican. Avec Juan-Carlos, le mouvement semble donc perdurer cette année.

La tradition et le choix de Dieu

Traditionnellement, la légitimité de la Monarchie venait notamment du fait que le Souverain n'est pas choisi par les Hommes. La naissance, qui fait l'héritier du trône, donnait au Chef de l'État une légitimité divine, sa personne était sacrée.

Les Nations révolutionnaires, France en tête, ont depuis longtemps décidé de retirer au sacré toute place politique. Les hospices de l'Être Suprême éclairent le citoyen dans son choix de celui qui incarnera l'État. Aujourd'hui, c'est la modernité avec son cortège d'idées prêtes à penser qui conduit les têtes couronnées elles-même à abandonner leurs traditions séculières.

Dans un temps déchristianisé, la tradition est pourtant le dernier rempart des monarchies et la modernité même peut se faire son allié, c'est une erreur grossière de l'abandonner. Outre-Manche, la naissance du Prince Georges aurait-elle eu un tel retentissement si elle avait été annoncée sur les réseaux sociaux ? L'élection d'un Pape serait-elle aussi suivie sans son épique annonce par la cheminée de la chapelle Sixtine ?

La survie de la Monarchie

Il est fréquemment dit que les Espagnols ne sont pas royalistes mais Juan-Carliste. Le départ de Juan-Carlos est probablement motivé par une volonté d'affermir le trône au-delà de sa personne.

En effet, la figure du père aidera le nouveau Roi Philippe a prendre sa place, contre les critiques des Républicains qui sont revenus au grand jour depuis l'abdication. À la manière des premiers Capétiens français, qui faisaient sacrer leur fils ainé de leur vivant, Madrid se renforce ainsi pour faire face aux féodalités basques et catalanes.

Contrairement à d'autres abdications, le contexte espagnol donne un sens au départ de Juan-Carlos. Espérons que l'Histoire donnera raison, une fois de plus, à l'héritier espagnol de Louis XIV.


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