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Trump, le mépris de la démocratie

Trump, le mépris de la démocratie

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L'américain moyen, borné, sexiste, puritain, raciste - dont le petit monde pseudo-intellectuel français parle avec dédain sans connaître - a franchi le Rubicon : il a obtenu le suffrage de son Peuple.

Mais que nos amis américains se rassurent, l'antipathie envers leur président élu n'est pas la marque d'une défiance internationale envers leur nation. La meilleure preuve en est, bien sûr, que la haine de la démocratie et du Peulple protestation n'est pas le propre de l'extérieur. Depuis le jour de l'élection, des milliers de New-Yorkais se réunissent chaque soir sur la 5ème avenue, et se dirigent vers la Trump Tower. Les mots d'ordre soulèvent schématiquement deux critiques :

  • la critique de "fond" du discours de Trump, son assimilation au Ku Klux Klan et au fascisme ;
  • la critique du mode de scrutin et la mise en avant de la majorité remportée par Hillary Cliton sur le suffrage populaire.

Si la question du mode de scrutin n'est pas illégitime et mérite raisonnablement être posée, celle-ci ne doit pas être posée à l'issue du scrutin : la règle ne doit pas être définie en fonction du résultat attendu. Quand à la critique de Trump, lui-même, tout est question de savoir si l'on accepte ou non la démocratie, quels qu'en soient les choix. Oui, la démocratie peut porter des forces non démocratiques au pouvoir - quoique ce ne soit pas le cas de Donald Trump - l'Histoire l'a déjà prouvé.

À ces manifestations, Donald a répondu laconiquement par tweet en qualifiant les protestataires de "manifestants professionnels manipulés par les média". Pas sûr que cette réplique ait convaincu, pas sûr qu'une réponse argumentée aurait été écoutée.

Loin de cette agitation, Donald Trump a rencontré ce jeudi Barack Obama à la Maison Blanche. Même si la campagne électorale qui vient de se terminer futt infiniment moins feutrée que celle de 2008, qui avait vu la victoire d'Obama aux dépends de John McCain, le président sortant a joué, de nouveau, la partition de l'union. Faisant bonne figure devant les caméras, Donald Trump est entré dans son jeu et a salué sa bonne entente avec le Président sortant.

L'onction hypocrite de Barack Obama suffira-t-elle à sacrer le Mal-absolu dans le coeur du camp du bien ? Rien n'est moins sûr.


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