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Leonarda : l’aveu du racisme socialiste

Leonarda : l’aveu du racisme socialiste

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M. Ayrault a très bien résumé cette contradiction permanente d’un raciste qui s’ignore, la formule du raciste anti-français et du raciste anti-étranger. Lorsqu’on lui demande un jour, alors qu’il était encore le maire de Nantes, pourquoi il favorise l’islam et combat l’Église catholique, il a ce mot magistral : « Je combats les catholiques parce que je défends la laïcité, je défends l’islam parce que je défends la diversité. » Croyez-moi, dans cette formule, il y a tous les aveux.

Il y a deux genres de racisme. Le premier est assez sain, dans le fond, c’est celui du Tunisien qui m’a dit un jour dans une rue tunisienne : « Sale Français, t’as rien à faire ici ! » Son opinion repoussait les Français, pour des raisons plus ou moins valables dont je faisais les frais. J’allais lui parler, je le saluais, je lui disais qu’il avait raison et qu’en tant que Français je n’avais « rien à faire ici », à moins que je sois touriste de passage ou homme d’affaire ou que j’aie une bonne raison d’y être, mais dans le respect des lois tunisiennes, quoi qu’il arrive ; et que je respectais d’autant plus son avis que moi non plus, je ne pensais pas que mon pays ait besoin de tous les Tunisiens qui sont en France. Mais que, nonobstant ce fait, je ne lui permettais pas de me tutoyer. Un silence s’installe. Et puis, nous voilà à parler ; au bout de quelques instants, il était très sympathique et chaleureux, je devais absolument rencontrer son frère et sa sœur, et son cousin, et faire le tour de la ville avec lui et après cinq minutes, il parut être prêt à mourir sur place pour moi, comme à la belle époque de la France coloniale. Notez que je suis sûr qu’il n’a rien oublié de ses opinions anti-françaises, du moins m’avait-il mis à part.

Et il y a l’autre racisme. C’est celui de ces gens qui vous disent qu’ils aiment l’étranger, qui réellement ont un sentiment affectueux à leur égard, et qui en réalité ont un sentiment condescendant, ils ne les connaissent pas et se considèrent comme leur devant a priori aide et secours, parce que ces étrangers ne sont, en réalité, pas tout à fait capables de se débrouiller sans eux. Il faut leur donner un billet d’avion, parce qu’ils n’auront jamais les moyens de se le payer. Il faut leur donner un appartement, parce qu’ils n’auront jamais les moyens de se le payer. Il faut leur payer leurs courses au supermarché parce qu’ils n’auront jamais les moyens de se les payer. Cet étranger-là n’est pas capable de se payer ses courses, il n’en sera jamais capable. Car il n’est pas concevable que l’un d’eux se hisse à la réussite et gagne honnêtement sa vie. Ce n’est pas à leur portée. Voilà pourquoi ils vous passent devant au supermarché et payent avec des bons de la mairie ou du Conseil général. C’est le racisme qui leur a mis ces bons d’achat entre les mains.

Pour ces braves gens à la conscience si pure, ces étrangers viennent de pays défavorisés, de cultures inférieures. Ils ne vous l’avoueront jamais, mais c’est exactement ce qu’ils pensent. Aucun d’entre eux ne penserait que l’un de ces étrangers vienne d’une culture ou d’une civilisation supérieure. C’est impossible dans leur esprit. Et naturellement, ils vivent loin d’eux et se montrent incapables d’aller à leur contact ou se faire véritablement apprécier d’eux.

Dites à un militant de gauche qu’une révolution a éclaté dans un pays pauvre et inconsciemment il se dit que c’est une bonne chose : ce pays va peut-être s’approcher de notre situation idéale. Dites-lui qu’une révolution a éclaté en Angleterre, et il se lamente, car toute révolution dans un pays d’Europe ne peut être que régression. On voit là l’extraordinaire sentiment de supériorité du démocrate. Il ne lui vient pas à l’esprit qu’une révolution en pays pauvre pourrait amener ce pays à plus grave déconfiture, on l’a parfaitement vu avec les « printemps arabes », véritables hivers islamistes qui conduisent des centaines de gens à se noyer en Méditerranée. En revanche, la révolution française du printemps 2013 en France l’a effrayé et lui a fait craindre le pire. Ce seul réflexe mental en dit long.

J’ai fait une ou deux campagnes électorales. Je me souviens qu’à chaque fois, alors que je suis depuis longtemps pour un arrêt absolu de l’immigration et même l’expulsion de tous les immigrés délinquants au premier chef d’inculpation, j’ai eu le bonheur de m’entendre dire, après des heures de discussion passionnées avec des immigrés, que j’étais bien le premier des politiques qu’ils aient rencontré, qui ait fait tel geste, qui soit resté à tel endroit, qui ait été aussi franc, en un mot qui leur ait paru le moins condescendant ou… raciste. Et par contraste, mes adversaires donnaient l’impression d’avoir le langage le plus flatteur du monde mais finalement une attitude de distance et de méfiance. Aucun ne partageait quoi que ce fût avec eux, à part un verre à la sauvette, entouré de leurs amis et/ou gardes du corps. Qu’avais-je fait ou dit de spécial ? D’abord, j’avais été moi-même, un Français qui aime son pays et qui ne tolère pas qu’un étranger vienne chez lui manquer de respect à sa nation, tout en estimant à leur juste valeur, et avec assez de culture, la qualité des autres peuples. Quand ils commençaient à se lamenter sur leur sort, geignant que l’État français ne leur donnait pas assez, que la société était tenue par « les Juifs de la télé », ou que les socialistes étaient ceux qui leur donnaient le plus d’argent sans travailler et que c’était mauvais pour les jeunes, je les interrompais en leur disant qu’ils devraient avoir honte de parler comme ça et que je doutais fort que leurs grands-parents eussent parlé ainsi, que sans doute leurs ancêtres seraient bien fâchés de les entendre parler avec si peu de fierté, et qu’il ne dépendait que d’eux-mêmes que les choses s’arrangeassent. Je leur disais qu’il me paraissait bien triste de les voir demander à un Français, moi en l’occurrence, de quoi se défaire de leurs soucis, sans penser d’abord à s’en défaire par eux-mêmes. « Travaillez, faites ce que vous avez à faire sans rien mendier à personne, ni à l’État, ni à la mairie, ni à la Région, débrouillez-vous sans aide et les choses s’arrangeront plus vite et mieux. »

Ce coup de fouet me faisait des amis.

Je peux dire que les immigrés en général aiment bien les gens qui leur disent leurs quatre vérités, surtout les plus radicaux. On se fait plus facilement l’ami d’un islamiste radical, parce qu’il est entier et convaincu de ses idées, il dit ce qu’il pense et vous pouvez lui répondre ce que vous pensez. L’islamiste a du respect pour le Français qui se tient debout, surtout s’il a une tripotée d’enfants et qu’il n’hésite pas à invoquer Dieu, le Christ et Marie. Cela, le radical islamiste le respecte, pourvu bien sûr que cela se sente dans le regard, pourvu qu’on ne tourne pas le dos, pourvu qu’on assume totalement et au risque de mourir sur place, sa dimension de Français (ou d’Espagnol en Espagne ou de Norvégien en Norvège, naturellement).

L’islam ne reconnaît que l’homme fort ou la femme vaillante, cette religion cherche le chef, qui est là et qui commande ? Qui domine ? L’islam ne discute pas avec le second couteau. L’islam se jette aux pieds des chefs. L’islam méprise la démocratie, les réunions, il méprise la loi du nombre au plus profond. Ne prononcez pas le mot de démocratie : il vous trahit autant qu’eux.

L’islam est le nombre et l’indistinction : pourquoi les musulmans aimeraient-ils ce qui est leur lot quotidien ? Le nombre et la masse, l’indifférenciation est son lot quotidien et sa nature. Tu es musulman ? Tu plies et obéis. L’islam cherche celui qui le libérera, il cherche le héros, celui qui commande et décide.

La raison n’est que secondaire. L’attitude prime. Les sentiments charitables n’ont d’intérêt que chez le chef, chez le faible ils ne sont rien.

Je dis aux candidats aux prochaines élections qu’ils ont tout intérêt à se montrer directs et de bien dire leur avis sur la situation de la France, humainement, sans mépris, avec beaucoup de bon sens, et la morale usuelle de nos grands-parents, en évitant les viles flatteries que répandent la gauche et la droite et qui n’ont pour effet que le rejet. Soyez à l’écoute, puis dites ce que vous avez à dire en commençant par dire qui vous êtes et quelle est votre manière de vivre. Ne répondez pas aux questions directement, pratiquez l’art de la belle langue de nos aïeux, faites des références lointaines, à qui vous voulez, peu importe, et si vous voulez évoquer le Maréchal Pétain ou Charles de Foucaud, faites-le, peu importe. Vous avez tout pour plaire : rappelez-vous que le taoïsme des Chinois, le zen des Japonais, l’esprit des Toucouleurs ou le Coran des Musulmans détestent tous les délits, les incivismes, le manque de respect, l’insulte au divin. Et tous, ils sont prêts d’entendre quelques remontrances bien senties, sur le respect dû aux femmes, sur le respect des personnes âgées, ou des élans en faveur de la véritable liberté, pourvu que cela soit bien dit et fortement dit. Où que vous alliez, soyez simples et ne vous torturez pas à éviter de passer pour antiraciste : un islamiste radical ne déteste pas celui qui vient lui dire qu’il déteste l’immigration massive d’Arabes, au contraire c’est pour lui l’occasion de défendre son avis, mais en revanche il déteste les faux-semblants, le consensus, la démocratie, la pseudo-égalité, le cosmopolitisme, et les politiciens en général. Le consensus et la démocratie ne seront jamais pour lui que le terrain où il avancera masqué pour mieux vous planter un couteau dans le dos. Ne jouez pas avec ça. Faites face, parlez clair. A la mode orientale, c'est-à-dire pas tout de suite, pas en cherchant l’efficacité à tout prix, mais avec art de conter, culture latine, images et paraboles. Avec une bonne parabole, en deux minutes, vous pouvez vous faire des alliés à vie et des gens prêts à mourir sur place.

Les candidats qui seront francs et moraux s’attireront la sympathie de ceux qui tiennent les banlieues. N’oublions jamais qu’il y a, dans l’islam, des gens qui seront les plus terribles adversaires des « Républicains », et n’oublions pas non plus qu’il y a dans l’islam les plus terribles adversaires de l’islamisme. Le tout, c’est de faire vivre tout ça, et ce rôle vous revient. C’est à votre portée.

Mais venons-en au fait : l’affaire Leonarda.

Par son ampleur, cette affaire est un aveu. Une jeune fille expulsée parce qu’elle n’a pas demandé à la France de l’accueillir ne devrait pas en principe choquer la Gauche, qui s’y entend pour faire appliquer la loi quand elle l’arrange. Mais elle a en même temps beaucoup de mal à admettre que la loi s’affirme face aux immigrés clandestins, ses chouchous qu’elle rêve de naturaliser en masse afin d’en faire des électeurs reconnaissants.

Mais il n’y a pas que ça. L’immigré a d’abord la qualité, aux yeux de la Gauche, de ne pas être français. Etre français est suspect à ses yeux, tant qu’il n’y a pas sentiment de culpabilité foncière. Être français est mal quand on est chrétien, mais c’est bien quand on est musulman. Être français est mal quand on a plus que deux générations de Français avant soi, mais c’est bien quand on débarque à peine. Il y a une bonne et une mauvaise races françaises. Et ceux qui s’avisent de vouloir devenir français par amour de la France ne sont pas tellement mieux lotis que les autres. Il ne faut pas être simplement français, il faut être plus que français, être français aux yeux du militant de gauche n’est pas spécialement ragoûtant, il faut être de plusieurs origines, il faudrait, dans l’idéal, être citoyen du monde et non plus seulement français. N’être que français est peu de chose, méprisable. C’est ce qui explique que les ennemis de la gauche sont d’abord les nationaux. Ils sont plus près de donner la main à l’ennemi, comme s’en vantait Aragon, que de tendre la main à un compatriote. Ils cultivent ainsi une guerre civile inconsciente et permanente.

On devrait expulser ou expurger les militants du Front national avant d’expulser un quelconque immigré clandestin qui est, faut-il le redire, hors-la-loi.

Le militant de gauche ignore que cette exigence vient du temps où Moscou, communiste, distillait des principes anti-nationaux à l’Ouest et un culte nationaliste à l’Est. Mais Moscou ne faisait qu’hériter des principes de 1789, et c’était déjà dans les gênes des Communards et des Républicains de l’An II, que de haïr tout ce qui n’était pas patriote et républicain à la fois.

Quoiqu’il en soit, pour le socialiste, ce bourgeois gentilhomme, le Français doit partager et accueillir parce qu’il n’est pas tout à fait normal, dans le fond, qu’il jouisse de toutes ses richesses et de tout son confort (bien dégradés pourtant). Par rapport aux autres, qui n’ont pas la chance de faire partie du sérail de la citoyenneté française, apothéose sociale de la civilisation moderne, il est avantagé et doit donc en venir à résipiscence. En d’autres termes, l’étranger clandestin est un « bon sauvage » qui mérite… d’être français. Oui, mais français pour quoi faire ? Là est le hic. La morale socialiste ne le dit pas. Car sitôt qu’on est français et fier de l’être, comme nombre de boat-people cambodgiens réfugiés dans les années 70, on perd subitement tout intérêt. On voit que le sentiment est un peu plus flou qu’il n’y paraît de prime abord.

Il faut donc favoriser l’immigrant, qu’il soit clandestin ou non. Le fait d’être illégalement en France n’est pas un problème, c’est même plutôt un avantage, pour ces idéologues misérabilistes, et c’est là que remonte à la surface un racisme qui se cache honteusement, quand il faudrait l’assumer en toute franchise parce qu’il est une opinion tout aussi respectable que l’internationalisme immigrationiste : pour le socialiste, un clandestin est un défavorisé, il vient d’un pays qui n’a pas atteint à la plénitude républicaine française. Le fait d’être clandestin étranger est une situation défavorable qui ne peut s’améliorer qu’en devenant citoyen de la République. Et c’est là, encore une fois, le pire sentiment raciste, celui qui se cache sous couvert de bonne conscience, qui n’ose pas se dire, il est le mélange de la lâcheté et du mépris, dans le fond. D’ailleurs, dès lors que l’immigré est naturalisé, il perd de son attrait, et l’homme de Gauche se détourne de lui pour retourner auprès d’autres clandestins. On avait déjà un exemple de ce racisme bien-pensant, quand il se battait contre le délit de « sale gueule », c'est-à-dire lorsque des policiers contrôlent un immigré ou un français d’origine étrangère et que, ce faisant, ils commettent une faute. Pourquoi donc ? Ce quidam ne peut-il être contrôlé comme n’importe quel citoyen ? Non. Il ne peut se défendre de la même manière, il est moins capable de se défendre, il est moins capable. Admirable humanisme, il faut l’oser.

C’est tout un montage compliqué, retors, contradictoire, dans l’esprit de l’homme de gauche.

Si Léonarda avait été italienne dès le départ, personne n’en aurait entendu parler, même si elle avait été expulsée à tort. L’Italie n’est pas assez misérable. C’est parce qu’elle est passée pour kosovare qu’on s’est émue pour elle. Voyons : kosovare, c'est-à-dire pas tout à fait capable de se défendre… Kosovare, c’est le multiculturalisme, c’est la diversité. Tout cela est si affreux, et si plein de larmes, et si misérable. C’est un drame, c’est horrible, c’est beau. Prenons-nous dans les bras, pendant que le Pen n’y est pas, si le Pen y était, il nous mangerait, mais comme le Pen n’y est pas, il nous mangera pas.

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