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MN prend la marge et revient en septembre


Darwin, oui, mais à l’envers

Darwin, oui, mais à l’envers

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Mauvaise nouvelle : l’avenir du monde, c’est l’idiocratie. Vous avez remarqué comment l’intelligence régresse ? Tout marche à l’envers. Même la gay-pride.

C’est à tel point qu’il devient patent, évident, éclatant que l’évolution darwinienne va d’un temps d’intelligence à un temps de bêtise.

En fait, Darwin s’est planté. Il y a évolution, mais à l’envers. J’espère pouvoir vous en faire une démonstration. Récemment, un chercheur maudit a démontré qu’une tribu de singes descendait d’hominidés, voire d’hommes ; ça n’a surpris que ceux qui vivent à plus de 5 km d’un téléviseur et qui ignorent encore que les banlieues sont devenues des zoos. Passons.

Si vous comparez les discours de Mao et de Hollande, c’est indiscutablement que Mao faisait mieux. Obama, à côté de Lincoln, parle comme un vague métèque et fait pâle figure (ce qui est un exploit tout de même), au finish, si on lit les discours de 1848, Lincoln a autant de classe que la voiture qui porte son nom. Et puis quoi, on ne va pas comparer le jeu d’échec et les Pokémons ! Non, je vous dis, on régresse.

Vous voyez que vous faites fausse route si vous pensez qu’il y a progrès de l’intelligence. L’homme se connifie. Jaurès, à tout prendre, c’est mieux que Mitterrand. Jeanne d’Arc, incomparablement et tout illettrée qu’elle fût (ça c’est de la conjugaison), c’est plus lumineux que Frigide Bargeot. Le commandant Cousteau, ça tient mieux la route que Nicolas Hulot. Et Darwin était plus intelligent que cet imposteur d’Yves Coppens, celui qui a fait croire que Lucy était notre ancêtre.

C’est vrai qu’on n’a pas toujours inventé l’eau tiède, mais je mets au défi Bouygues de me refaire la cathédrale de Reims. Tenez, rappelez-vous l’affaire Mérah. Vous croyez que du temps du capitaine Baril, le GIPN ne se serait pas rendu compte que le petit flingueur allait faire ses courses pendant le siège de son appartement ? Les Irlandais de Vincennes, c’était autrement mené.

Regardez comment un préfet d’aujourd’hui se permet de dire à un prêtre : — Si vous n’étiez pas curé, je vous aurais mis deux tartes ! Si l’éminence tricolorée avait eu de l’esprit, elle aurait dit : — Parce que vous êtes curé, je ne vous mettrai pas une calotte.

Vous voulez l’exemple qui clôt la discussion ? Regardez le gouvernement. S’ils pouvaient s’euthanasier avant de faire passer la loi…

Franchement, il y a de l’eau dans la friture.

Vous ne l’ignorez pas ou je vous l’apprends, la bêtise, qui porte plus de noms que l’intelligence, va de pair avec l’ignorance et la vanité. Je ne vais pas vous faire un cours de sociologie comparée ni de méta-psychisme, mais retenez simplement ce fait : le con est sûr de lui. Audiard vous a fait un procédé mnémotechnique en disant qu’il « ose tout ».

Minute. Vous supputez que je me classe du côté des intelligents et, comme nous sommes en démocratie, vous estimez que c’est un jugement qui en vaut un autre. Je dois tout de suite vous renvoyer, pour dissiper tout malentendu, deux ou trois arguments dignes de vous couper le sifflet (c’est tout ce que j’ai trouvé, après vous avoir fait le tour, je ne vois rien d’autre à vous couper).

D’abord, et de une, la démocratie est un régime de cons : une majorité influencée par la presse. La majorité, c’est pas futé, vous le reconnaîtrez même les yeux bandés. Mais influencée par la presse, ça transperce le fond de la bassine, non ?

Ensuite, canards, pour juger d’un niveau d’intelligence, il faut nécessairement être au-dessus de ce qu’on juge. L’intelligence, ça n’est pas comme la mécanique automobile, ça s’en distingue en ceci qu’on ne peut pas se glisser par en-dessous pour l’ausculter. On ne peut pas non plus se glisser entre, à la manière du gynéco qui se coince la tête dedans. On ne peut pas non plus se la faire avec des à-côtés, contrairement aux conseillers régionaux. L’intelligence, on en juge par au-dessus. Ce qui me fait dire, à vous qui lisez encore Le Monde, que vous n’avez pas le gabarit pour juger.

Le con ose tout, certes. Ce qui ne veut pas dire que l’intelligent n’ose rien. Attention. Le con pourrait se croire seul à « tout oser », ce qui ne ferait pas nos affaires, mais en plus l’intelligent se sentirait obligé de rester passif.

Et c’est le drame que nous vivons. Les cons gouvernent parce que les intelligents s’écrasent. Regardez la loi Taubira. Taubira, la ministre : 8 points sur 10 de revanchardisme, 7 sur 10 de racisme (antiblanc), 8 points de socialisme, 7 points de fantasme pro-taulards, 4 points d’anarchisme en peau de lapin, elle cumule une addition superbe : c’est indiscutablement une merveilleuse et admirable conne.

Vous avez remarqué que le gouvernement, dont je pourrais dire qu’il est sot ou peu inspiré sans m’attirer de sanction de la part de l’ONU ou de retour de flamme du comité olympique, est davantage préoccupé de « communication » que de bien public.

Or, dans communication, on pourrait voir 2 mots : com, qui, déjà, n’est pas loin de con ; d’ailleurs com et con vont bien ensemble, il y avait même une institution jadis qui s’appelait le Comecon. On se trompait car on aurait dû l’appeler la Comecon, voire la Comeconne. La com du gouvernement est conne d’un bout à l’autre, non ? Qu’il s’agisse d’un bout d’Ayrault ou d’un bout de Vals, ou d’un bout d’Hollande. Tiens Hollande, puisqu’on en parle, est-ce qu’il avait pas l’air d’être à bout d’habit, quand il remontait les Champs-é sous la pluie ? Tiens, on pourrait le chanter, ça. C’était pas longtemps avant de se vendre au Qatar, qui lui au moins n’est pas à bout d’habit, si du moins vous avez fait un peu de géographie.

Mais il y a un autre mot dans communication, c’est… nication. Et si vous vous intéressez à ce mot, vous reconnaîtrez un sens, non ? Nication, avec une tonalité un peu à la québécoise : une nication, comme ils ont là-bas des votations.

Bref, si vous me suivez toujours, communication, on comprend. C’est induit. Réfléchissez. « Con » et « nication ».

Je sais, vous allez dire « commUnication », mais rien ne vous prouve que ce U ne soit pas un « ou », comme dans « où tu vas », qui marque bien le passage, la communication justement. C’est en fait très probablement commEnication qu’il faudrait dire.

On a tous fait assez d’étymologie pour saisir que com et nication vont ensemble, car que nicationne-t-on, je vous le demande, si ce n’est le con.

Vous l’entendez peut-être mal, parce que vous manquez de lettres (et je peux vous en fournir autant que vous voulez d’ailleurs grâce à mon clavier averti), vous l’entendez, dis-je, à la manière moderne : l’idiot se fait avoir. Benêts que vous êtes. Mais en fait c’est plus physique que ça. Cherchons l’origine du mot.

Con, c’est un masculin féminin. Je veux dire, le mot est masculin et désigne un organe féminin. Le con c’est le beau sexe. Et même si le tien n’est pas mal, mon garçon, il ne sera jamais aussi beau. D’où vient le mot con, en deux mots ? Oui, en deux mots. Peut-être — c’est ma théorie — qu’il vient du latin qui signifie « avec ». Con, co, ce sont des préfixes. Consommation : qui partage une sommation. Configuration : qui se figurationne avec. Confluence : qui fluence ensemble. Connivence : de ce qui partage une nivence. Copain : qui partage le pain. Copine : qui partage une… non là ça ne marche pas.

Connétable : dans l’étable (et en plus c’est vrai). Collabo : qui échange avec le laboratoire ? Combinaison : fameux pléonasme, car bi signifie déjà deux, or une naison partagée implique au moins deux parties. Compostel est curieux et signifierait « pose-t-elle avec » ? Et quand on dit « sommier constellé », on fait sans le savoir un jeu de mots, car sommier constellé signifie « plein d’étoiles… à matelas. » Etonnant, non ?

Bref, je pense que c’est clair. Con c’est « avec ».

Ce qui est drôle si vraiment on s’y intéresse, car chez moi le con ne se partage pas.

Le beau sexe de ma femme n’est qu’à moi. A personne d’autre. Le con n’est qu’à l’un. Et des câlins il en a besoin.

Mais sans partage. Le co-con, c’est non.

Je ferme la parenthèse.

Autrement dit et là je crois faire taire tous mes contradicteurs, communication induisait jadis, forcément, qu’il y ait nication de con. Intrusion d’un sexe fort en un sexe beau.

Eh bien, c’était vrai jusqu’à Taubira. Parce qu’avec cette conne, tout est à revoir. On ne nicationne plus seulement le con, non monsieur.

Taubira ! Et voilà ! La boucle est bouclée. La grande boucle aussi d’ailleurs, et même je pourrais dire que la boucle est dopée, en ces temps de Tour de France en suppo. Prenez les cyclistes, ils ont communiqué eux aussi, assis sur leur selles, suppo rentré. Mais ce qu’on sait maintenant, c’est que le suppo les tue. Non, pas soupe aux laitues, nom de nom, suivez !

Revenons à nous ; car nous y voilà : Taubira n’est plus dans la communication car ce n’est plus le con qu’elle veut qu’on nicationne. C’est un autre orifice, autrefois réservée aux péripapépatépitaticiennes (je n’y arrive jamais) : le fameux orifice de pute.

Mais attention restons correct et je demande que vous éloigniez les enfants.

Donc on ne « communicationne » plus, com est de trop, « nicationner le con » est réactionnaire, fasciste, rétrograde et hétérosexuel. Aujourd’hui, on nicationne indistinctement. Et pas seulement le con, vénérable salle des fêtes de nos pères. Enfin quand je dis de nos pères, pas de blague, je n’en ai eu qu’un. Je le précise pour la prochaine génération qui aura été habituée aux papas innombrables. Je ne suis pas comme ces gosses faits dans des tubes, moi, j’ai été fait par les derniers vaillants coups de semence. Enfin, vous me comprenez.


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