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Derrière les délires de Sandrine Rousseau

Derrière les délires de Sandrine Rousseau

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Il ne faudrait pas se cacher derrière son petit doigt et faire comme si les délires de madame Rousseau, mais aussi Alice Coffin ou Clémentine Autain, ne partaient pas de faits réels. Prendre le postulat rigoureusement inverse de leurs prises de position est tout aussi peu pertinent que sombrer dans leurs généralisations.

A Paris au début du XXème siècle bien souvent devenaient prostituées les filles mères. Les bonnes qui étaient engrossées par les maîtres de maison ou le fils de famille, n'avaient que cela comme échappatoires pour manger à leur fin ou à peu près. C'est un fait mesurable. C'était toute l'hypocrisie de la société bourgeoise dite positiviste largement caricaturée par des auteurs aussi divers que Léon Bloy ou Marcel Aymé.

Ce n'est pas un gauchiste qui l'écrit mais Claude Dubois dans son histoire du Paris criminel. Il a pour cela compulsé les statistiques de la police des mœurs de l'époque et de la prison saint Lazare où parfois l'on envoyait les bien mal nommées filles de joie. Elles y étaient décrassées brutalement et subissaient divers examens d'hygiène indispensables, on les tondait pour leur éviter les poux, on les douchait au jet. On les mettait en fiches afin de mieux contrôler leurs coupables activités.

Les bonnes mœurs les condamnaient toujours. C'était de leur faute si elles se retrouvaient en maisons de tolérance. Mais cela n'empêchait nullement d'aller canaliser sa concupiscence dans les « bonnes maisons » dont on s'échangeait les adresses. Les matrones et les jeunes épousées fermaient les yeux et pensaient à la France au moment crucial, c'était moins joyeux.

Derrière une apparente libération des mœurs et de la sexualité, derrière ces paravents les femmes libres sont toujours aussi mal considérées par la rumeur publique.

En ruralité, il y avait bien longtemps que les filles mères ou déclassées étaient communément appelées des « sorcières » par la « vox populi », alors que ces dames plutôt que danser le sabbat les nuits de pleine lune étaient d'abord des proto-herboristes. Les qualifier de « sorcières » était une manière pour les « bonnes gens » de reléguer ses dames qu'ils rejetaient par bêtise dans un groupe dangereux à surveiller. Des femmes hors du paradigme social habituel voilà qui n'allait pas du tout.

Enfin, on le constate encore de nos jours, dans les milieux dits catholiques souvent bourgeois les célibataires hommes et femmes sont très mal considérés. Une femme célibataire est-elle jolie qu'elle est forcément un danger pour les épouses, une femme de mœurs légères c'est certain ou alors une lesbienne qui se cache c'est sûr. L'homme célibataire de bon physique fera rêver les bons pères qui lui prêteront de multiples aventures. Les célibataires moins bien de leur personne devront juste servir de faire-valoir à tous les autres. On les plaindra hypocritement….

Dans des sessions des communautés chrétiennes dites nouvelles il n'est pas rare d'entendre qu'un ou qu'une célibataire qui ne se consacre pas entièrement à Dieu et aux autres, s'il ne rencontre pas l'amour à l'âge de la procréation, mène une vie de stupre et de lucre obligatoirement s'il ne se soumet pas automatiquement à ce que le groupe attend de lui.

Quand madame Rousseau évoque les rites sociaux autour du barbecue elle n'a pas entièrement tort. Il y a un ensemble de comportements réputés obligatoires au sein du groupe. Un homme pour prouver sa virilité se doit de boire comme un trou. Sinon il n'est pas un vrai, un dur, un tatoué. Il amène sa femme « trophée » dans ces moments dits de sociabilité et se doit de montrer sa réussite selon les critères de l'époque. Et finalement nous en sommes restés au même stade que nos ancêtres néolithiques ou le mâle alpha se doit de marquer son territoire.

Il y a aussi tous les abus sexuels atroces commis sur des enfants dans tous les milieux sociaux. C'est d'une effrayante banalité les adultes monstrueux qui prennent leurs plus proches pour des objets sexuels, c'est d'abord dans le cadre de la famille. Et qui ose lever le tabou de ces secrets sales c'est sur lui ou elle que sera jeté l'anathème.

La Vérité nous rendra libres. Il est donc important de profiter des généralisations souvent abusives des éco-féministes délirantes citées en début d'article pour se confronter courageusement à des réalités parfois dures.


Fin de la Nouvelle-France (1689 – 1763)
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Guerre à la fessée !
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Peuple élu
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