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Un exil français

Un exil français

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Quel a été le crime de l’historien Georges Bensoussan qui publie Un exil français, un historien face à la justice ? D’avoir cité les propos de Smaïn Laacher disant que dans beaucoup de familles musulmanes on tète l’antisémitisme « avec le lait de la mère ». Cette situation de fait, à savoir la quasi-impossibilité des Juifs de vivre en paix en pays musulman dominé par la charia, renvoie à son travail d’historien : Juifs en pays arabes. Le grand déracinement 1850-1975 (Tallandier, 2012). C’est ce travail qui lui fut au fond reproché et qui lui a valu les foudres de ses adversaires et quatre années de procédures exténuantes s’achevant par sa relaxe devant la Cour de Cassation.

Bensoussan est d’autre part « coupable » d’avoir été le coordinateur d’un livre collectif qui fait autorité depuis sa parution en septembre 2002, Les territoires perdus de la République, expression passée depuis dans le langage courant, montrant comment les enfants juifs des quartiers sensibles désertent l’école de la République, tandis que les parents, à bas bruit et dans l’indifférence de l’opinion, quittent ces quartiers quand ce n’est pas la France elle-même. L’historien a encore aggravé son cas en dirigeant un nouveau volume collectif, Une France soumise (2017), qui décrit l’extension du phénomène, d’abord repéré dans les écoles, à l’ensemble de la société. A toutes fins utiles, rappelons qu’Islam signifie « Soumission », ce que Houellebecq a clamé à qui voulait bien l’entendre dans son roman éponyme paru en 2015. Il y a d’évidence à l’œuvre un processus lent et continu « qui combine l’hypocrisie des nouveaux radicalisés avec la lâcheté des politiques et des institutions. »

Sur le terrorisme intellectuel perpétré par la gauche française, Bensoussan décrypte : « Ne voyez-vous pas s’installer dans les membres de cette basse intelligentsia, qui se réclame de l’extrême-gauche, l’habitude de se mettre en bandes pour courir sus à quelque déviant, conformément à l’ignoble principe de la chasse à courre, la beauté du rituel en moins ? Etablir des listes de proscription, hurler à la mort contre le banni, transformer l’ostracisme qui le vise en une véritable mort sociale, voilà le plus clair de leurs activités collectives. Plus de débat à la loyale, rien que la logique de la meute chez ces sycophantes d’un genre nouveau, qui n’attendent plus que l’installation d’un régime dictatorial pour reconstituer à leur profit la confiscation du pouvoir intellectuel et la police de la pensée comme au temps du regretté Joseph Staline. »

L’islamo-gauchisme croit tenir sa revanche sur l’histoire chrétienne millénaire. A rebours d’une réalité française, urbaine notamment, il a diffusé sans fin l’idéologie du vivre-ensemble vantant les bienfaits -fantasmés- du multiculturalisme, en s’appuyant sur le relai ininterrompu des médias mainstream, « En conformité avec une économie mondialisée favorable à l’entrée d’une main d’œuvre étrangère « plus docile » que les classes populaires autochtones que certains jugent « trop accoutumées » (sic) à l’Etat-providence. Les rêves de la gauche sociétale rencontrent ici les intérêts bien compris d’un capitalisme dont elle paraît être l’idiot utile bien avant d’être le compagnon de route de l’islamisme. » Il s’agit pourtant bien de laisser toute la place à l’islam, ce nouveau venu en Europe occidentale, et mettre sous le boisseau les « racines chrétiennes » de l’Europe. La promotion récente -et scandaleuse- du hijab (voile intégral) par la Commission Européenne, « comme symbole de liberté » (sic), constitue l’acmé de ce combat en faveur de l’enracinement de la culture arabo-musulmane en vieille terre chrétienne.

Georges Bensoussan s’est retrouvé face à ses bourreaux judiciaires, dont le CCIF (Comité Contre l’Islamophobie en France) en position d’accusateur, mais aussi les courants indigénistes et autres chapelles « woke » qui « racialisent les différences, érigent en outil d’analyse le concept de « race-classe » et enterrent le conflit social au bénéfice de l’affrontement ethnique. »

Son combat d’honneur et de liberté s’est appliqué, grâce à la tribune qu’offrait le prétoire et sa résonance médiatique, à dénoncer un « antisémitisme culturel massif » en France où se déroule sous nos yeux une mutation d’envergure qui modifie en profondeur l’essence de notre pays, cette « démocratie visant au leurre quand rien ne protège plus le citoyen ordinaire d’une violence qui finit partout par prendre le visage de la soumission ».

Une illustration parmi d’autres du naufrage français.


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