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Mise en ligne dédiée à Michaux


Gilles Sicart : un doute sans vertige n’est qu’un exercice spirituel

Gilles Sicart : un doute sans vertige n’est qu’un exercice spirituel

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Gilles Sicart nous offre un recueil de maximes et sentences. Nous cheminons de l’une à l’autre avec un sourire aux lèvres, tantôt jouisseur, tantôt perplexe et parfois inquiet. Nous jouissons de la brèche offerte vers la vérité. Nous sommes perplexes quand nous buttons sur notre propre pensée piégée dans un système. Et nous sommes inquiets légitimement quand le vertige nous prend. On le savait avant d’ouvrir le livre : un doute sans vertige n’est qu’un exercice spirituel. Gilles Sicart est exigeant pour nous : « Se laisser mourir est un suicide physique ; se laisser vivre, un suicide moral. »

Ces phrases offertes dans ce drôle de catalogue prennent différentes formes : dicton, lapalissade, pied de nez, saillie drôlatique, glose, morale de fable, formule… mais elles sont toutes des aphorismes, des résumés qui convoquent l’être pensant. C’est notre monde et notre place dans ce monde qu’il convient de penser. Des sentences comme des amorces, des sujets de philo : « aujourd’hui, ce n’est plus la morale qui inspire le droit ; c’est le droit qui fait la morale. » Vous avez quatre heures ! Le livre n’est pas à dévorer mais à laisser reposer. Il faut méditer chaque phrase. Chacune est le Narthex de la pensée. Par un esprit d’escalier nous égrenons toutes les questions qui mènent de soi jusqu’à la mort. Tout y passe : l’amour, la morale, la civilisation… Une façon de cultiver les vertus, d’étudier les caractères, avoir l’ambition à la fois d’être sage et de se bousculer. C’est vrai que « Le bon sens est révolutionnaire en dictature et réactionnaire en démocratie. »

Sur la société : « Hier, les forts écrasaient les faibles de leur force. Aujourd’hui, les faibles écrasent les forts de leur faiblesse. »

Sur l’amour : « L’aveuglement ne commence pas avec le sentiment d’amour, mais avec le désir de plaire. »

Sur la mort : « Le temps résout presque tout ; la mort se charge du reste. »


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